


Face à une population vieillissante et à des besoins d'accompagnement appelés à fortement progresser, le Conseil départemental de La Réunion et l'Agence régionale de santé (ARS) organisent les premiers États généraux du Bien Vieillir. Cette rencontre réunit les acteurs concernés autour d'une ambition commune, adapter les politiques publiques aux transformations démographiques et permettre aux Réunionnais de vieillir dans de meilleures conditions.
La séance plénière d'ouverture de ces États généraux du Bien Vieillir constitue une première étape dans une démarche de concertation destinée à préparer l'avenir. Au programme figurent notamment la présentation des dernières projections démographiques de l'Insee, des interventions nationales par visioconférence, des tables rondes et un espace découverte consacré aux enjeux du vieillissement.
Les perspectives présentées à cette occasion illustrent l'ampleur du défi. Selon l'étude Insee Analyses Réunion n° 109, publiée ce 26 octobre 2026, le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie pourrait atteindre 42 700 à l'horizon 2050, contre 18 200 en 2021. Une progression considérable qui interroge directement les capacités d'accueil, l'offre de soins et les dispositifs d'accompagnement à domicile.
Adapter les réponses aux besoins des personnes âgées
Pour Cyrille Melchior, président du Conseil départemental, et Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l'ARS de La Réunion, l'anticipation constitue une priorité.
Dans leur déclaration commune, les deux responsables affirment vouloir "permettre à chacun de vieillir dans les meilleures conditions, en préservant sa santé, ses choix et sa place dans la société".
Depuis 2022, le Département et l'ARS sont engagés dans un plan de rattrapage de l'offre destinée aux personnes âgées. Cette démarche doit notamment permettre de "renforcer les services à domicile, diversifier les formes d'habitat, adapter les établissements aux besoins des personnes les plus dépendantes et mieux soutenir les aidants".
La question dépasse cependant le seul champ sanitaire. Le logement, les déplacements, la formation et l'emploi participent également à l'autonomie des personnes âgées et à leur qualité de vie.
Une concertation pour définir les priorités
Ces premiers États généraux entendent associer les habitants, les professionnels et les partenaires institutionnels à la définition des futures orientations.
Les tables rondes programmées au cours de la rencontre doivent permettre d'approfondir les réflexions engagées, tandis qu'un espace découverte complète le dispositif. Des interventions nationales par visioconférence sont également prévues pour enrichir les échanges.
Les organisateurs souhaitent traduire cette concertation en une "feuille de route partagée, avec des actions concrètes et suivies dans la durée".
L'enjeu est d'autant plus important que La Réunion connaît une évolution démographique particulièrement rapide. L'allongement de l'espérance de vie, la progression des maladies chroniques et les besoins croissants en accompagnement imposent une adaptation des moyens disponibles.
Pour le Département et l'ARS, préparer le vieillissement de la population ne consiste donc pas uniquement à multiplier les capacités d'accueil en établissement, mais également à prévenir la dépendance, préserver l'autonomie et renforcer les solidarités.
Ces États généraux ouvrent ainsi une réflexion collective sur la place des personnes âgées dans la société réunionnaise et sur les transformations nécessaires pour accompagner durablement les générations futures.
Mémento


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