Le rallye automobile de Petite-Île, prévu les samedi 2 et dimanche 3 mai 2026, n’a pas été autorisé par le préfet, en raison de l’impossibilité pour l’organisateur de garantir des conditions de sécurité suffisantes pour les riverains et le public.
L’organisation de l’épreuve était soumise à une autorisation réglementaire conditionnée à plusieurs contrôles administratifs et reconnaissances de terrain, accompagnés de prescriptions visant à renforcer la sécurité. Ces éléments ont été examinés dans le cadre de la commission départementale de sécurité routière (CDSR), réunie le 23 avril à la sous-préfecture de Saint-Paul.
À cette occasion, les membres de la commission ont rendu leurs avis au regard du respect des prescriptions fixées. Les représentants des forces de sécurité intérieure ont émis un avis défavorable. La gendarmerie a notamment estimé qu’il existait un risque réel et important pour les riverains et le public lors du passage des véhicules de course en zone habitée, préconisant que les épreuves se déroulent en dehors de toute zone urbanisée.
À l’issue des échanges, le sous-préfet de Saint-Paul, président de la CDSR, a également rendu un avis défavorable à la tenue de la course. Il a considéré que, malgré les mesures supplémentaires mises en œuvre, l’organisateur n’était pas en mesure d’apporter des garanties suffisantes pour prévenir le risque d’accident entre un véhicule de course et un piéton présent à proximité du parcours. La question de la sécurisation du public reste en effet posée, en raison du nombre jugé insuffisant de zones protégées le long d’axes routiers étroits et sinueux.
Sur la base de ces éléments et des risques identifiés pour la population, le préfet a pris un arrêté préfectoral refusant l’organisation du rallye.
Les autorités rappellent que l’organisation de rallyes automobiles sur des routes étroites en milieu urbanisé ou semi-urbanisé est aujourd’hui quasiment inexistante en métropole. Lorsque des épreuves sont autorisées en ville ou en périphérie, elles se déroulent généralement sur des axes plus larges, équipés de dispositifs de sécurité renforcés tels que des barrières ou des grillages anti-intrusion, avec des zones dédiées au public. Dans certains cas comparables, des dispositifs supplémentaires sont mis en place, comme l’installation de glissières ou de protections devant chaque habitation, pouvant aller jusqu’à restreindre temporairement les déplacements des riverains pendant la course.
Une réflexion est actuellement engagée, en lien avec le ministère des Sports, afin d’accompagner les organisateurs de rallyes à La Réunion dans la définition de dispositifs de sécurité adaptés, dans la perspective de permettre l’organisation de futures épreuves dans des conditions conformes aux exigences de sécurité.
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