Le président de l’UDE?MEDEF Guadeloupe, Bruno Blandin, a présenté ses vœux pour l’année 2026 lors d’une cérémonie réunissant représentants de l’État, élus, acteurs institutionnels et partenaires économiques. Dans son discours, il a dressé un état des lieux du contexte économique local, national et international, et exposé les priorités portées par l’organisation patronale pour l’année à venir.
Revenant sur l’année 2025, Bruno Blandin a souligné les difficultés rencontrées par les entreprises guadeloupéennes, évoquant notamment la hausse des coûts de l’énergie et du fret ainsi que l’alourdissement des contraintes réglementaires. Il a néanmoins salué la capacité de résistance des entreprises, déclarant qu’« elles ont tenu bon », en maintenant l’emploi, l’investissement et la création de valeur malgré un environnement contraint.
Le président de l’UDE-MEDEF Guadeloupe a insisté sur le rôle central des entreprises dans l’économie locale, affirmant que « sans elles, il n’y a ni emplois durables, ni recettes publiques, ni cohésion sociale ». Il a exprimé son opposition à une accumulation de normes, de taxes et de contraintes, estimant que l’entreprise demeure « trop souvent ignorée des décisions politiques ».
Sur le plan national, Bruno Blandin a évoqué une période d’instabilité politique marquée par l’absence de budget stable pour 2026. Il a relayé la position du MEDEF national, dont le président Patrick Martin a qualifié le projet de budget de « suicidaire », « démagogique et économiquement dangereux ». Selon lui, les hausses d’impôts envisagées pour les entreprises pourraient atteindre 53 milliards d’euros et pèseraient sur l’investissement et la compétitivité.
À l’échelle internationale, il a mentionné des tensions géopolitiques persistantes, des risques sécuritaires et climatiques ainsi qu’une inflation durable, facteurs contribuant à fragiliser les chaînes d’approvisionnement et à accroître les coûts pour les entreprises. Il a également rappelé l’ancrage caribéen de la Guadeloupe et la nécessité de tenir compte de cet environnement régional.
Abordant les perspectives institutionnelles, le président de l’UDE-MEDEF Guadeloupe a déclaré qu’« aucune réforme institutionnelle » ne devait être engagée « sans stabilité juridique, sans visibilité fiscale, sans confiance retrouvée ». Il a défendu le rôle de l’Europe et du statut de région ultrapériphérique, présentés comme des leviers de soutien à l’investissement et aux infrastructures, et a appelé à une utilisation intégrale et efficace des fonds européens sur la période de programmation 2021-2027.
Pour l’année 2026, l’UDE-MEDEF Guadeloupe a annoncé vouloir renforcer l’accompagnement des entreprises en difficulté, améliorer les relations avec les administrations, poursuivre les actions visant à réduire les délais de paiement des collectivités et sécuriser la trésorerie des entreprises. Bruno Blandin a également réaffirmé la défense d’une « préférence locale exigeante », visant à valoriser les savoir-faire, créer des emplois et maintenir la compétitivité.
Le président a souligné l’importance de la coopération entre organisations économiques, citant les travaux menés avec la CPME, les MPI et la chambre de commerce et d’industrie. Il a également insisté sur la coopération caribéenne, présentée comme « une opportunité stratégique », et sur la capacité de la Guadeloupe à exporter ses compétences et son savoir-faire.
Bruno Blandin a également évoqué les enjeux liés à l’eau, qualifiée de « service public » et de « droit fondamental », appelant à confier la production, la distribution et l’assainissement à des professionnels compétents. Il a demandé que les entreprises soient pleinement associées aux décisions publiques.
Enfin, il a exprimé sa reconnaissance au régiment du service militaire adapté pour son action en faveur de l’insertion des jeunes, avant de conclure en appelant à faire de 2026 « l’année de l’action, de la coopération et de la confiance », affirmant que « sans entreprises, il n’y a pas d’archipel Guadeloupe qui avance ».
memento.fr

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