Selon une dépêche de l’AFP, le centriste Milakulo Tukumuli a été élu vendredi 31 juillet à la présidence du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. « Le chef de file de l’Éveil océanien a recueilli six voix, contre cinq pour l’indépendantiste Gilbert Tyuienon. »
« Cette désignation conclut le renouvellement des institutions locales engagé lors des élections provinciales du 28 juin. » Les onze membres du 19e gouvernement collégial avaient été désignés par le Congrès avant de choisir leur président et leur vice-président.
« L’Éveil océanien, qui ne compte que quatre élus au Congrès, a fait basculer la majorité en s’alliant aux groupes non indépendantistes. » Les indépendantistes restent le premier bloc politique avec 26 sièges sur 54, sans disposer de la majorité absolue.
« En 2019, le parti centriste, largement implanté au sein de la communauté wallisienne et futunienne, avait soutenu les indépendantistes. » Cette fois, l’accord de gouvernance conclu avec les non-indépendantistes a également permis l’élection de Virginie Ruffenach à la présidence du Congrès, le 10 juillet.
Après son élection, Milakulo Tukumuli a assuré vouloir conduire « un gouvernement collégial et solidaire ». Il a estimé que « la mission de ce nouveau gouvernement est assez simple, elle consiste à réformer notre pays ».
« La vice-présidence revient à Christopher Gygès, membre des Loyalistes et porte-parole du précédent gouvernement. » Cette attribution a été critiquée par les élus du FLNKS, qui estiment que l’opposition aurait dû obtenir cette fonction.
Cité par l’AFP, Juanito Wamytan a regretté que « l’esprit de l’accord de Nouméa » ne soit pas respecté. Il a néanmoins appelé les membres de l’exécutif à « trouver les équilibres malgré le contrat de gouvernance » pour « sortir le pays de l’ornière ».
« Le territoire demeure marqué par les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts. » Les membres du nouveau gouvernement ont dix jours pour se répartir les portefeuilles.
Dans un message publié sur X et relayé par l’AFP, Sébastien Lecornu a déclaré que « cette nouvelle mandature devra être au service de tous les Calédoniens, dans un esprit de responsabilité, de dialogue et d’intérêt général ». Le Premier ministre a promis que « l’État sera au rendez-vous » pour soutenir la « refondation économique et sociale » de l’archipel.
Mémento

0 COMMENTAIRE(S)