

Le gouvernement annonce une majorité de subventions dans son prochain soutien financier, qui sera conditionné à des réformes. Des crédits supplémentaires doivent aussi couvrir la fin de l’année 2026 et le début de 2027.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 3 septembre 2026 le renouvellement du soutien financier de l’État à la Nouvelle-Calédonie. L’archipel reste confronté aux conséquences économiques et sociales des émeutes meurtrières de 2024 ainsi qu’aux besoins de reconstruction.
Le gouvernement prévoit de débloquer 11 millions d’euros pour couvrir les besoins de la fin de l’année 2026 et 50 millions d’euros pour commencer 2027. Ces financements doivent être inscrits dans un projet de loi de finances de fin de gestion destiné à ajuster les dernières décisions budgétaires de l’année en cours.
Pour 2027, l’exécutif propose d’intégrer entre 400 et 460 millions d’euros dans le prochain budget. Cette enveloppe comprendrait « une majorité de subventions » et serait conditionnée à la mise en œuvre de réformes. Le gouvernement affirme que ce soutien sera supérieur à la trajectoire initialement envisagée.
430 millions d’euros engagés en 2026
L’État a déboursé 430 millions d’euros en 2026 dans le cadre du pacte de refondation de la Nouvelle-Calédonie. Cette intervention a pris la forme de prêts et de subventions, dont 60 millions d’euros de subventions, hors secteur du nickel. Milakulo Tukumuli, président du gouvernement calédonien, avait présenté le 24 août une feuille de route de six mois centrée sur l’urgence économique et sociale. Il avait alors estimé que la Nouvelle-Calédonie ne pourrait pas traverser l’année 2027 sans une nouvelle intervention de l’État.
Élu après les élections provinciales du 28 juin 2026, le dirigeant centriste est arrivé à la présidence du gouvernement grâce à une alliance entre son parti, l’Éveil océanien, et les formations non indépendantistes. Il se trouve à Paris avec une délégation de membres du gouvernement et de parlementaires calédoniens afin de négocier le niveau et les modalités de l’aide avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027.
Un suivi des chantiers et des blocages
Le gouvernement prévoit également de mettre en place un « tableau de suivi » des chantiers engagés et de repérer les blocages afin d’accélérer leur résolution. Il estime que « toutes les difficultés du territoire ne peuvent pas attendre un nouvel accord global ». Une mission sera confiée à Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, afin de formuler des propositions sur les actions pouvant être engagées sans attendre. « Des avancées restent possibles », assure le gouvernement.
Source : AFP - memento.fr

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