Le Gouvernement annonce l’entrée en vigueur, dès septembre 2026, de deux mesures destinées à mieux prendre en compte les conséquences de la parentalité sur les carrières et le niveau des pensions de retraite.
Ces dispositions avaient été proposées par les partenaires sociaux lors des travaux de la délégation paritaire permanente réunie à l’été 2025. Elles ont ensuite été intégrées au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. La publication d’un décret le 29 juillet permet désormais leur application.
Les principales bénéficiaires devraient être les femmes, dont les pensions restent généralement inférieures à celles des hommes. Le communiqué rappelle que cette différence résulte notamment de « carrières plus souvent interrompues, du recours au temps partiel et d’écarts de rémunération persistants ».
La première évolution porte sur le calcul de la retraite de base. Jusqu’à présent, celle-ci reposait sur les 25 meilleures années de revenus. Désormais, les parents bénéficiant de majorations de trimestres pour un enfant verront leur pension calculée sur leurs 24 meilleures années.
Pour les personnes bénéficiant de majorations liées à deux enfants ou davantage, seules les 23 meilleures années seront retenues. En écartant une ou deux années potentiellement moins favorables, le dispositif doit améliorer le salaire annuel moyen utilisé pour déterminer le montant de la pension.
Selon le Gouvernement, cette réforme permettra « d’améliorer le montant de la pension pour plus d’une femme sur deux ». Elle vise à limiter les conséquences financières des interruptions de carrière, des périodes de temps partiel ou des ralentissements professionnels liés à l’arrivée des enfants.
La seconde mesure concerne les carrières longues. Deux trimestres accordés au titre de la majoration de durée d’assurance pour enfant pourront désormais être pris en compte pour accéder à un départ anticipé.
Cette modification devrait profiter aux femmes ayant commencé à travailler jeunes, mais qui pouvaient jusqu’ici rencontrer des difficultés pour réunir tous les trimestres nécessaires en raison de la maternité ou de la parentalité.
Le Gouvernement présente ces dispositions comme « une nouvelle étape en faveur de l’égalité » entre les femmes et les hommes. Elles complètent les mesures adoptées lors de la réforme des retraites de 2023 concernant la maternité, les carrières interrompues et les périodes consacrées aux enfants.
« Les femmes continuent de subir, au moment de la retraite, les conséquences des inégalités rencontrées tout au long de leur vie professionnelle », déclare Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités.
Le ministre estime que ces mesures permettront de « mieux reconnaître l’impact de la parentalité sur les carrières, améliorer les pensions des femmes et rendre le dispositif des carrières longues plus équitable ».
Mémento

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