
Selon une dépêche AFP, les effets de la vie chère se lisent directement dans les allées du marché aux épices de Pointe-à-Pitre. Les clients achètent moins, réduisent les quantités et repoussent certaines dépenses considérées comme secondaires.
Janine Thomas, commerçante de 62 ans, explique que le prix de certains assortiments d’épices est passé de 12 euros à 22, 24 ou même 30 euros. Une bouteille de rhum autrefois achetée 6 euros lui coûterait désormais 9,50 euros. Ses ventes quotidiennes auraient chuté d’environ 500 euros à moins de 200 euros.
Les consommateurs adaptent également leurs habitudes. Ils choisissent 250 ou 500 grammes de produits au lieu d’un kilo. Une habitante résume cette pression budgétaire en quelques mots, "On doit choisir soit on mange, soit on s’habille".
Le chômage atteignait 16,6 % en Guadeloupe en 2025, contre 7,5 % dans l’Hexagone. Selon les chiffres cités par l’AFP, les prix sont supérieurs de 16 % en moyenne à ceux de la France métropolitaine. L’écart grimpe à 42 % pour l’alimentation.
La production locale ne couvrirait que 13 % de la viande et 23 % des boissons non alcoolisées consommées. Cette dépendance aux importations, les coûts logistiques, les taxes et la faiblesse de la concurrence alimentent durablement les écarts de prix.
Mémento

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