
La Commission européenne a présenté le 10 septembre 2026 une nouvelle stratégie consacrée aux régions ultrapériphériques (RUP), accompagnée d’un premier paquet réglementaire. Isabelle Le Callennec, députée européenne LR-PPE et membre de la commission du développement régional, accueille favorablement plusieurs orientations mais estime que les mesures législatives restent en retrait par rapport aux ambitions affichées.
L’eurodéputée salue notamment la reconnaissance par la Commission du potentiel géostratégique des territoires ultramarins, en particulier dans les domaines maritime, spatial et de la défense. Elle relève également la place accordée au développement de la pêche, de l’aquaculture et d’une économie bleue durable.
« Je me félicite que la Commission reconnaisse enfin pleinement le potentiel géostratégique de nos territoires ultramarins — atouts maritimes, spatiaux et de défense, dans un contexte géopolitique où leur rôle de points d’appui pour l’Union est plus crucial que jamais », indique Isabelle Le Callennec. Elle considère également comme une avancée « l’introduction d’un véritable "réflexe RUP" » dans l’ensemble du processus normatif européen, dès la phase de consultation.
Parmi les mesures accueillies favorablement par la députée européenne figurent la simplification de l’octroi de mer, le soutien à la production agricole locale et l’exemption accordée à la Guyane concernant le règlement sur la déforestation.
Isabelle Le Callennec souligne également le renforcement de la lutte contre la pêche illégale, qui pourra bénéficier du soutien de l’Agence européenne de contrôle des pêches. Elle relève par ailleurs la garantie donnée aux RUP de conserver leur statut d’autorité de gestion ainsi que leur accès direct à la Commission européenne, deux éléments qu’elle considère comme des facteurs de stabilité dans la gestion des fonds européens.
La députée européenne salue aussi la prise en compte des enjeux démographiques, migratoires et sécuritaires propres aux régions ultrapériphériques, ainsi que la défense du « droit à rester » pour la jeunesse ultramarine.
Isabelle Le Callennec estime toutefois que le premier paquet législatif ne traduit pas encore concrètement l’ensemble des ambitions de la stratégie européenne. Elle relève plusieurs points qu’elle considère comme insuffisants ou absents :
« Les intentions sont là, mais les RUP ont besoin d’engagements financiers et calendaires précis, pas de nouvelles promesses qui resteront lettre morte », indique Isabelle Le Callennec. L’eurodéputée annonce qu’elle sera « particulièrement vigilante » dans les prochains mois afin que le futur cadre financier pluriannuel traduise ces orientations en moyens concrets pour les territoires ultramarins.
Elle appelle également le gouvernement français à s’appuyer sur cette nouvelle stratégie européenne pour défendre les intérêts des outre-mer.
memento.fr


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