
Un nouveau contrat territorial de santé mentale couvrant la période 2026-2030 a été signé le 6 novembre. Il réunit l’État, l’Agence régionale de santé, les collectivités, les professionnels, les organismes sociaux, les associations et les représentants des usagers.
La situation réunionnaise impose une mobilisation accrue. "Un adulte sur dix a connu un épisode dépressif au cours des douze derniers mois", tandis que près d’un adolescent sur deux présenterait un risque de dépression modérée à sévère. La précarité, les difficultés de logement et l’isolement familial constituent des facteurs aggravants. Le taux de pauvreté atteint 36 % et 143 000 personnes vivent dans des conditions de logement dégradées.
Le précédent programme avait permis de consacrer plus de 25 millions d’euros à la psychiatrie publique, auxquels se sont ajoutés 40 millions d’euros d’investissements. Environ 300 professionnels non médicaux et 26 personnels médicaux ont été recrutés.
Le nouveau contrat prévoit 41 actions. Elles concernent la prévention dès l’enfance, le développement d’équipes mobiles, la prise en charge des crises, l’accès au logement et à l’emploi, la lutte contre la stigmatisation et le soutien aux proches.
Pour 2026, 13,8 millions d’euros sont annoncés pour 27 projets psychiatriques et 1,7 million pour la prévention et l’inclusion. Près de 19 millions d’euros supplémentaires sont envisagés entre 2027 et 2030, sous réserve des financements disponibles.
"La santé mentale n’est pas seulement une affaire de soins. Elle concerne l’école, le travail, le logement, le sport, la culture et la vie sociale", rappelle le communiqué.
Mémento

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