
La Région Réunion a réagi, le 3 septembre 2026, à la publication du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) consacré au réseau Car Jaune. La collectivité rappelle que le contrôle porte sur les exercices 2019 et suivants, couvrant ainsi en grande partie l’ancienne délégation de service public, en vigueur de 2014 à 2024, alors qu’une nouvelle DSP a débuté en octobre 2025.
La Région conteste également la manière dont le rapport a été relayé dans les médias. Elle affirme que celui-ci avait déjà fait l’objet d’une diffusion à la télévision, à la radio et dans des médias numériques du service public alors qu’il n’était pas encore communicable. Elle estime que les éléments défavorables à sa gestion ont davantage été mis en avant que ses propres réponses.
Pour répondre aux observations concernant le réseau, la collectivité insiste sur le changement de délégation intervenu en octobre 2025. Dans ce nouveau cadre, la Région a choisi d’acquérir directement l’ensemble des nouveaux véhicules du réseau Car Jaune. Elle présente cette décision comme un moyen de mieux maîtriser les coûts et les choix réalisés pour les usagers.
La collectivité met également en avant plusieurs évolutions intervenues depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle DSP : modernisation de la flotte, augmentation des fréquences aux heures de pointe et création de nouvelles lignes Express. Elle reconnaît que les performances du réseau peuvent encore être améliorées, tout en considérant que des progrès significatifs ont déjà été accomplis.
Autre point soulevé dans sa réponse : la gratuité du Car Jaune pour plusieurs publics prioritaires, mise en place au cours de l’actuelle mandature. La Région reconnaît que cette mesure représente un coût, relevé par la Chambre régionale des comptes, mais défend un choix motivé à la fois par la situation sociale de La Réunion, la précarité d’une partie de la population et la volonté de renforcer l’attractivité des transports collectifs. La collectivité considère qu’il s’agit d’une décision politique et estime qu’il n’appartient pas à une autorité de contrôle d’en discuter l’opportunité.
Dans sa prise de position, la Région rapproche cette situation d’un autre contrôle de la Chambre régionale des comptes consacré à la restauration scolaire dans les lycées. Elle rappelle avoir instauré le dispositif de la cantine à 1 euro et estime que la CRC avait abordé cette enquête sous un angle comparable. La collectivité termine en s’interrogeant sur ce qu’elle qualifie de conditions d’« exploitation politique » des derniers rapports de la Chambre régionale des comptes.
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