
Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains à l’élection présidentielle, a déclaré le 8 septembre 2026 vouloir soumettre aux Français la suppression du droit du sol par référendum. Le président de LR estime qu’une validation directe par les électeurs serait nécessaire pour mener une telle réforme. Cette proposition s’inscrit dans son projet de révision de la Constitution en cas de victoire à l’élection présidentielle. Bruno Retailleau avait déjà annoncé vouloir élargir le champ des sujets pouvant être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.
« Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a déclaré Bruno Retailleau sur CNews et Europe 1. « Avec des idées très très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple de renoncer au droit du sol », a-t-il ajouté.
Bruno Retailleau avait déjà défendu la suppression du droit du sol au début de l’été 2026, sans alors détailler les modalités qu’il souhaitait mettre en œuvre. Le candidat LR a cette fois cité la situation de Mayotte pour défendre une extension de cette orientation à l’ensemble du territoire national. « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », a-t-il demandé. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique », a poursuivi Bruno Retailleau.
Son projet prévoit d’abord une révision constitutionnelle, qui permettrait ensuite de soumettre directement aux électeurs deux textes de loi. Le premier concernerait l’immigration. Bruno Retailleau souhaite une loi destinée à la réduire, estimant que l’immigration « n’est pas une chance pour la France » mais qu’elle est « devenue une charge ». Le second texte porterait sur la justice pénale, avec ce qu’il présente comme une « politique pénale de grande fermeté ».
Source : AFP - memento.fr


0 COMMENTAIRE(S)