Un premier cas de Mpox a été confirmé à Mayotte le jeudi 8 janvier, chez une personne en provenance de Madagascar. Cette confirmation intervient dans un contexte de circulation active du virus dans ce pays, où cinq cas avaient été confirmés le 16 décembre dans la région côtière de Mahajanga, située au nord-ouest de l’île. Depuis cette date, une centaine de cas suspects et une dizaine de cas confirmés ont été observés à Madagascar, la région de Mahajanga demeurant, à ce stade, l’épicentre de l’épidémie.
À Mayotte, l’Agence Régionale de Santé de Mayotte a confirmé ce premier cas importé et renforcé les mesures de vigilance. La personne concernée s’est signalée auprès des services de santé après l’apparition de symptômes, à la suite de la diffusion d’un message de recommandations adressé par l’ARS à l’ensemble des passagers arrivant de Madagascar. Elle a été immédiatement prise en charge au Centre Hospitalier de Mayotte via un circuit sécurisé. En lien avec Santé publique France, l’ARS de Mayotte a procédé à l’identification et au suivi des personnes contacts afin de limiter tout risque de propagation et de prévenir l’implantation du virus sur le territoire.
Dans le même temps, l’Agence Régionale de Santé de La Réunion a annoncé un renforcement des mesures de vigilance sur l’île. À ce jour, aucun cas de Mpox n’a été identifié à La Réunion. L’ARS indique toutefois rester attentive à l’évolution de la situation sanitaire régionale et maintenir un contact avec les autorités sanitaires malgaches afin de suivre la progression de l’épidémie.
Le Mpox, anciennement appelé variole du singe, est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Il se manifeste principalement par une éruption cutanée pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds. Les lésions peuvent s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, parfois accompagnées de démangeaisons. L’éruption peut être précédée ou accompagnée de fièvre, de maux de tête, de courbatures ou de ganglions.
La transmission interhumaine du virus s’effectue principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par contact indirect avec des objets ou surfaces contaminés, tels que le linge, la literie ou la vaisselle. La transmission par gouttelettes est considérée comme très marginale par les experts. La maladie évolue généralement de manière favorable et dure le plus souvent entre deux et trois semaines. Une personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions cutanées, une période d’isolement de trois semaines étant recommandée.
Dès l’identification des premiers cas à Madagascar, les ARS de Mayotte et de La Réunion ont sensibilisé les professionnels de santé afin qu’ils signalent sans délai tout cas suspect. Les dispositifs d’information aux frontières ont été renforcés, notamment avec le concours des compagnies aériennes, pour informer les passagers à destination ou en provenance de Madagascar.
Les personnes ayant récemment voyagé à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs, tels qu’une fièvre associée à une éruption cutanée avec vésicules, sont invitées à contacter rapidement leur médecin traitant ou le SAMU centre 15, et à s’isoler dans l’attente d’un avis médical. Les voyageurs se rendant à Madagascar sont également invités à respecter les mesures barrières, notamment le lavage fréquent des mains, l’évitement des contacts étroits avec des personnes présentant une éruption cutanée, ainsi que le contact avec des objets ou des animaux potentiellement contaminés.
Un numéro vert d’information, « Mpox Info Service », est accessible au 0 801 90 80 69, tous les jours de 11h à minuit.
memento.fr

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