
La FNSEA et les représentants des FDSEA de Mayotte, de La Réunion et de Martinique ont été reçus le jeudi 10 septembre 2026 par la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, afin d’alerter sur les difficultés rencontrées par les exploitations agricoles ultramarines. Sécheresse, hausse du coût des moyens de production, déploiement des aides nationales, financements européens et avenir du POSEI ont notamment été abordés.
Cette rencontre faisait suite à une réunion inter-DOM organisée la veille à la FNSEA. L’organisation syndicale affirme avoir voulu porter auprès de la ministre les préoccupations des agriculteurs ultramarins confrontés à une dégradation de leurs conditions de production.
Parmi les difficultés mises en avant figurent notamment la sécheresse et l’augmentation du prix des engrais et du gazole non routier (GNR). La FNSEA estime que ces évolutions fragilisent la pérennité des exploitations agricoles dans les départements d’Outre-mer.
Selon la FNSEA, la ministre des Outre-mer s’est engagée à apporter des réponses sur plusieurs dossiers considérés comme prioritaires :
accélérer le déploiement du plan CASI, notamment dans les Antilles ;
porter auprès des autres ministères les spécificités de l’agriculture ultramarine, afin de permettre l’application locale des dispositifs nationaux, notamment concernant le carburant et les engrais ;
intervenir dans l’élaboration et l’examen du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) afin de maintenir des mesures fiscales et sociales adaptées aux exploitations ultramarines ;
favoriser un déploiement plus rapide et efficace des fonds du FEADER, avec l’État et les collectivités ;
défendre le maintien d’un POSEI dédié dans la future programmation de la Politique agricole commune (PAC), avec un budget correspondant aux besoins identifiés dans les territoires.
La FNSEA demande notamment que les mesures nationales puissent être adaptées aux caractéristiques des agricultures ultramarines.
L’organisation souhaite ainsi que les particularités liées aux territoires insulaires, à l’éloignement et aux structures des exploitations soient davantage prises en compte dans les dispositifs concernant notamment les engrais, le carburant et les aides destinées à répondre aux difficultés conjoncturelles.
Le syndicat agricole demande également que les financements européens disponibles au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) puissent être mobilisés plus rapidement.
L’avenir du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI) figurait également parmi les principaux sujets abordés. La FNSEA demande le maintien d’un dispositif spécifique aux territoires ultramarins dans la prochaine programmation de la PAC et souhaite qu’il soit doté de moyens financiers jugés suffisants pour accompagner les filières concernées.
Pour l’organisation, la politique agricole nationale doit prendre en compte les difficultés des exploitations ultramarines au même titre que celles rencontrées dans l’Hexagone. La FNSEA a ainsi rappelé auprès de Naïma Moutchou sa position selon laquelle « il ne peut y avoir deux poids, deux mesures » entre les agricultures ultramarines et hexagonales. Elle demande que les dossiers concernant les Outre-mer avancent au même rythme que ceux traités au niveau national.
memento.fr


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