
Emmanuel Macron se rendra à Saint-Pierre-et-Miquelon du 19 au 21 septembre 2026, a annoncé l’Élysée. Cette visite sera consacrée aux perspectives de développement de l’archipel, à son activité économique, à son attractivité ainsi qu’aux conséquences du changement climatique sur ce territoire français situé dans l’Atlantique nord, à une vingtaine de kilomètres des côtes de Terre-Neuve, au Canada.
« Le chef de l’État ira à la rencontre de la population, des élus et des acteurs du territoire pour aborder les perspectives de développement de l’archipel, ainsi que les moyens de soutenir l’activité économique et de renforcer son attractivité », indique la présidence de la République.
Plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir de Saint-Pierre-et-Miquelon seront abordés au cours du déplacement présidentiel :
Emmanuel Macron évoquera également les effets du changement climatique sur l’archipel.
« Ce déplacement permettra également de mettre en valeur la place singulière de Saint-Pierre-et-Miquelon dans son environnement nord-américain », souligne l’Élysée.
La dernière visite d’un président de la République dans l’archipel remonte à 2014, avec François Hollande.
Cette visite permettra également à Emmanuel Macron, qui quittera l’Élysée en mai 2027 au terme de deux quinquennats, d’avoir effectué un déplacement dans la quasi-totalité des territoires français d’Outre-mer. Wallis-et-Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises resteront les deux exceptions.
Saint-Pierre-et-Miquelon se situe à environ 4 300 kilomètres de l’Hexagone et à une vingtaine de kilomètres de Terre-Neuve. L’archipel compte environ 6 000 habitants et comprend trois îles liées par des isthmes sableux.
Après deux siècles de conflits entre la France et l’Angleterre, l’archipel a été rétrocédé à la France en 1816, avant de devenir territoire d’outre-mer en 1946.
Son histoire a également été marquée par la Seconde Guerre mondiale. En 1941, les Forces françaises libres ont pris le contrôle de Saint-Pierre-et-Miquelon malgré l’opposition du président américain Franklin Roosevelt, qui souhaitait alors maintenir le statu quo avec le régime de Vichy.
Le déplacement interviendra alors que le président américain Donald Trump multiplie depuis son retour à la Maison Blanche en 2025 les déclarations concernant le Canada et le Groenland.
Le 7 septembre, il a notamment publié sur ses réseaux sociaux une carte représentant le Canada, le Groenland, le Mexique et les Antilles recouverts du drapeau des États-Unis. Cette représentation englobait également plusieurs territoires français ultramarins : la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.
L’Élysée entend ainsi mettre en avant, lors de la visite présidentielle, la position particulière de l’archipel dans son environnement nord-américain.
Longtemps structurée autour de la pêche à la morue, l’économie de Saint-Pierre-et-Miquelon repose désormais largement sur les services, la pêche ne représentant plus qu’une part limitée de l’activité économique locale.
Le changement climatique constitue également un enjeu majeur pour le territoire. Emmanuel Macron se rendra notamment à Miquelon, village d’environ 600 habitants confronté à la disparition progressive de la banquise côtière et aux risques liés à l’érosion et à la submersion.
Face à ces évolutions, le village a engagé un projet inédit de relocalisation. Ses habitants sont présentés comme les premiers réfugiés climatiques de France, en raison du déplacement rendu nécessaire par les conséquences du réchauffement climatique.
Saint-Pierre-et-Miquelon accueille enfin des infrastructures liées au secteur spatial, avec notamment une station d’antennes paraboliques utilisée pour les systèmes européens de positionnement par satellites Galileo.
Source : AFP - memento.fr


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