
Le Parti démocrate européen a salué, le 14 septembre 2026, la nouvelle stratégie de la Commission européenne en faveur des régions ultrapériphériques (RUP), tout en appelant à sa traduction dans le prochain budget européen par des ressources suffisantes, spécifiques et clairement identifiables. Le parti souhaite également des réponses adaptées en matière de logement, de migrations et de développement territorial.
Le Parti démocrate européen considère que cette nouvelle stratégie marque un changement de perspective sur les RUP, qui ne doivent plus être appréhendées uniquement à travers leurs contraintes structurelles. Des Canaries et de Madère aux Caraïbes, à la Guyane française et à l’océan Indien, ces territoires étendent selon lui la présence de l’Europe et contribuent à sa puissance économique, environnementale et géopolitique.
« La réaffirmation de l’article 349 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne est essentielle. Les réalités spécifiques des régions ultrapériphériques doivent être pleinement prises en compte dans toutes les politiques européennes concernées, bien au-delà de la seule politique de cohésion », déclare Sandro Gozi, secrétaire général du Parti démocrate européen et député européen Renew Europe.
Pour le Parti démocrate européen, cette reconnaissance politique doit désormais être accompagnée de décisions concrètes. La nouvelle vision stratégique consacrée aux RUP devra notamment être intégrée au prochain cadre financier pluriannuel de l’Union européenne, avec des financements suffisants et clairement identifiés.
Le parti demande également que les spécificités de ces territoires soient prises en compte dans l’ensemble des politiques et programmes européens les concernant, et pas uniquement dans les dispositifs relevant de la politique de cohésion.
Deux sujets sont particulièrement mis en avant : l’accès au logement et les migrations. Concernant le logement, le Parti démocrate européen souligne la pression rencontrée dans les territoires insulaires, où le foncier est limité tandis que les dynamiques démographiques et économiques peuvent accentuer les besoins. Il estime que la législation européenne doit permettre la mise en œuvre de réponses adaptées à ces situations.
Sur les migrations, le parti considère que les régions situées aux frontières extérieures de l’Union européenne et confrontées à des routes migratoires structurelles ne doivent pas assumer seules cette responsabilité, qu’il estime relever de l’ensemble de l’Europe.
« En tant que rapporteur fictif de Renew Europe pour le prochain rapport du Parlement européen, je travaillerai afin que cette ambition se traduise par des mesures concrètes, soutenues par des ressources adéquates et clairement identifiables dans le prochain budget européen », déclare Sandro Gozi.
Le député européen rappelle que cinq millions de citoyens européens vivent dans les régions ultrapériphériques. « Les cinq millions de citoyens européens vivant dans les régions ultrapériphériques doivent disposer des moyens nécessaires pour réaliser pleinement leur potentiel et faire de leurs caractéristiques uniques une force pour l’Europe tout entière », conclut-il.
memento.fr


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