Le CHU de La Réunion a réagi aux informations diffusées concernant l’autorisation relative à l’activité de traitement des brûlures sur le site Félix Guyon, notamment à la suite d’un article affirmant que l’établissement ne serait plus autorisé à soigner les grands brûlés. L’établissement estime que cette présentation est « excessive » et « réductrice », et qu’elle ne reflète pas la réalité des prises en charge assurées quotidiennement.
Le CHU précise que la décision évoquée concerne le non-renouvellement d’une autorisation administrative relevant d’un cadre réglementaire spécifique, celui des structures de traitement des grands brûlés au sens du code de la santé publique. Cette évolution ne signifie pas l’arrêt de l’activité ni une incapacité à prendre en charge les patients brûlés.
L’établissement indique continuer à assurer une prise en charge spécialisée des brûlures, chez l’adulte comme chez l’enfant, grâce à une organisation structurée sur le site Nord. Celle-ci repose notamment sur des filières dédiées, des consultations spécialisées, un bloc opératoire adapté, des lits de chirurgie identifiés et une coordination avec les services de réanimation adulte et pédiatrique.
Le CHU souligne que les compétences médicales et chirurgicales nécessaires sont présentes et mobilisées, et que la continuité des soins est assurée par des équipes expérimentées. L’activité de brûlologie représente un volume significatif, avec en 2024 un total de 70 séjours adultes, 85 séjours pédiatriques, 644 consultations adultes et 735 consultations pédiatriques, ainsi qu’une activité opératoire jugée importante.
L’Agence régionale de santé (ARS) reconnaît la structuration de cette activité, tant pour les filières adulte que pédiatrique, ainsi que son rôle dans l’offre de soins du territoire. Le positionnement de l’ARS correspond, selon le CHU, à l’organisation effectivement en place depuis plusieurs années et constitue une qualification réglementaire, sans remise en cause des compétences des équipes ni de la qualité des soins.
Dans le cadre de l’organisation nationale, certains cas particulièrement graves peuvent nécessiter un transfert vers des centres spécialisés en Hexagone. Ces situations restent rares, avec moins de cinq transferts par an, comprenant en moyenne un à trois cas pédiatriques et un à deux cas adultes.
Le CHU de La Réunion met en avant l’engagement des professionnels médicaux, soignants et paramédicaux mobilisés dans cette activité, et indique poursuivre le travail engagé avec les autorités sanitaires afin de consolider et faire évoluer l’organisation des soins.
L’établissement appelle également à la rigueur dans le traitement des sujets de santé publique. " Lorsque l’accès aux soins et la sécurité sanitaire sont en jeu, les mots employés ont un impact direct sur la confiance des patients et sur la reconnaissance due aux professionnels de santé. Une information complète, équilibrée et vérifiée auprès de notre établissement est essentielle afin d’éviter toute inquiétude injustifiée de la population et toute remise en cause injuste du travail des équipes ", indique le CHU de La Réunion.
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