Les Electropicales changent d’échelle ce week-end. Vendredi 22 et samedi 23 mai, le festival investit le Palais des congrès de la Nordev, à Saint-Denis, avec un format inédit consacré au rap, aux DJ sets et aux musiques urbaines. Une nouvelle étape pour un événement né il y a dix-huit ans sur un terrain de rugby dionysien, devenu aujourd’hui un rendez-vous reconnu bien au-delà de La Réunion.
Ce nouveau format entend plonger les festivaliers dans une expérience immersive, avec une scénographie pensée pour transformer le Palais des congrès en véritable cathédrale sonore. Les organisateurs annoncent une jauge importante, entre 4 000 et 6 000 personnes par soir, dans un lieu rarement associé à ce type de grand rendez-vous musical.
La programmation réunit têtes d’affiche nationales et artistes réunionnais. Vendredi soir, Gradur et Niska partageront l’affiche avec Selera , Maya Kamaty, Pix'l et DJ Fab. Samedi, le public retrouvera Kalash Criminel, Blaiz Fayah, DJ Mowgli, Yort, Smith et d’autres artistes issus de la scène locale ou liés à La Réunion.
Pour les Electropicales, le rap n’est pas une rupture avec l’identité électronique du festival. Au contraire, les organisateurs rappellent les liens historiques entre hip-hop, DJ culture, sound systems, reggae et musiques électroniques. Même outils, mêmes façons de produire, mêmes publics jeunes et mêmes passerelles entre les genres.
L’événement porte aussi une ambition d’accompagnement. Avec le dispositif Rap Talent, organisé à Cambai, des artistes réunionnais participeront à des showcases, rencontres professionnelles et speed meetings avec des acteurs du secteur. L’objectif est de créer des opportunités concrètes pour une scène locale qui cherche à grandir, se structurer et s’exporter.
Au-delà des concerts, Radio Coco proposera également des émissions en direct chaque soir dès 17h30, avant l’ouverture des portes à 18 heures. Interviews, plateaux live et surprises viendront compléter ce nouveau rendez-vous.
Avec cette édition, les Electropicales affirment une ambition plus large pour Saint-Denis. Le festival veut attirer un public jeune, parfois peu habitué aux concerts, et lui donner accès à un événement professionnel, exigeant et populaire. Une manière de rappeler que la culture ne doit pas seulement se consommer, mais se vivre pleinement.
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