Le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré mercredi qu’il « ne céderait pas » aux pressions de Donald Trump, soulignant que le Royaume-Uni continuerait de soutenir le Groenland face aux velléités du président américain de s’emparer de ce territoire danois. « Je ne céderai pas. Le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses principes et valeurs et sur l’avenir du Groenland, sous la menace de droits de douane », a déclaré Keir Starmer devant la Chambre des communes.
Le Premier ministre britannique a ajouté qu’il recevrait jeudi la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, pour des discussions bilatérales. « Le président Trump a employé hier des mots sur les îles Chagos différents des mots de soutien qu’il avait eus lorsque je l’ai rencontré à la Maison Blanche. Il a employé ces mots expressément pour faire pression sur moi et sur le Royaume-Uni (…) Il veut me faire plier, et je ne plierai pas », a encore souligné M. Starmer.
Dans un message publié mardi sur son réseau Truth Social, Donald Trump avait vivement critiqué la récente décision du Royaume-Uni de restituer les îles Chagos, archipel de l’océan Indien, à Maurice, liant cette décision à sa volonté de mettre la main sur le Groenland. « Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a écrit le président américain.
« De façon stupéfiante, notre “brillant” allié de l’Otan, le Royaume-Uni, envisage actuellement de céder l’île de Diego Garcia, site d’une base militaire américaine vitale, à Maurice, et de le faire SANS AUCUNE RAISON », avait-il ajouté. Selon les termes d’un accord signé en mai 2025, le Royaume-Uni restitue les Chagos à Maurice mais conserve un bail de 99 ans sur l’île principale, Diego Garcia, afin de maintenir une base militaire américano-britannique dans cette région stratégique.
« Nous ne pouvons pas revenir en arrière », et le Parlement britannique, où le texte est actuellement examiné, « ne peut pas annuler (sa) signature », a rappelé mardi le secrétaire d’État aux relations intergouvernementales, Darren Jones.

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