
La coopération régionale en matière de sécurité civile franchit une nouvelle étape à La Réunion. Patrice Latron, préfet de la zone de défense et de sécurité du sud de l’océan Indien, accueille "la première conférence régionale des directeurs en charge de la gestion des catastrophes naturelles et secours dans l’océan Indien".
Pendant deux jours, les responsables de Maurice, Madagascar, des Comores et des Seychelles échangent aux côtés de la Commission de l’océan Indien et de l’Agence française de développement. Jean-Claude Brunet, ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l’océan Indien, ainsi que Frédéric Poisot, préfet de Mayotte, participent également à cette rencontre.
Cyclones, vents violents, inondations ou crises volcaniques constituent autant de menaces communes aux territoires de la région. Les échanges doivent permettre de comparer les organisations, les capacités d’intervention et les retours d’expérience de chaque territoire, mais aussi "d’identifier les besoins communs en matière de formation, d’exercices, de renforcement des capacités et de coopération opérationnelle".
Le passage du cyclone Gezani à Madagascar en février 2026 sert notamment de retour d’expérience. Un "élément de reconnaissance et d’expertise" avait alors été déployé depuis La Réunion vers Toamasina afin d’évaluer rapidement les besoins sur le terrain. Cette première intervention avait précédé la mobilisation de mécanismes européens, avec notamment le déploiement d’un module de production d’eau.
La conférence doit aussi permettre de développer les actions de l’Académie de l’océan Indien, une initiative destinée à "améliorer, adapter, développer et renforcer les actions de coopération dans le domaine de la sécurité". Plusieurs démonstrations sont prévues, notamment autour de la lutte contre les feux de forêt et de "la production d’eau en terrain hostile".
Les participants doivent également travailler sur les capacités de formation disponibles dans la région et sur les actions susceptibles d’être développées en commun. La volonté affichée consiste à passer "du partage d’expérience à la construction de coopérations concrètes" afin d’améliorer la résilience des territoires de l’océan Indien.
"Face à des risques qui ne connaissent pas les frontières, notre capacité collective à anticiper, à nous préparer et à nous entraider constitue une force essentielle", souligne Patrice Latron. Pour le préfet, cette première rencontre doit permettre aux différents acteurs de mieux connaître leurs moyens respectifs et surtout de déterminer les coopérations opérationnelles pouvant être déployées lors des prochaines crises.
Mémento


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