Depuis le 1er janvier 2026, 25 cas de leptospirose, dont un décès, ont été déclarés à l’Agence Régionale de Santé La Réunion. Les personnes concernées ont pratiqué des activités considérées comme à risque de contamination, notamment le jardinage, les travaux agricoles ou des loisirs en eau douce, sans protection adaptée.
L’Agence Régionale de Santé La Réunion, en lien avec Santé publique France et l’Assurance Maladie, appelle à une vigilance accrue. Elle rappelle l’importance d’adopter des gestes de protection lors d’activités exposant à l’eau ou à la boue, comme le port de bottes et de gants, la protection des plaies et la consultation rapide d’un médecin en cas de symptômes. Une vaccination gratuite est proposée aux personnes les plus exposées, notamment les agriculteurs, les éleveurs et les personnes pratiquant régulièrement des activités de loisirs comportant un risque d’exposition.
À La Réunion, une recrudescence saisonnière de la leptospirose est observée à partir du mois de janvier. La chaleur et les fortes pluies favorisent la survie de la bactérie dans l’eau et les milieux humides, ce qui augmente le risque de contamination lors d’activités réalisées sans protection adaptée. Au 13 février 2026, 25 cas avaient été déclarés à l’ARS La Réunion. Parmi les malades, sept personnes ont été hospitalisées et un décès a été enregistré.
Les cas concernent majoritairement des hommes âgés de 15 à 89 ans. Les régions Sud, avec 11 cas, et Est, avec 9 cas, sont les plus touchées. Les activités à risque les plus fréquemment rapportées sont les activités agricoles (jardinage, maraîchage, élevage), les baignades en eau douce ainsi que les travaux de nettoyage ou d’entretien de cours et de terrains. La majorité des personnes contaminées ne portait pas d’équipements de protection adaptés, présentait des plaies non protégées ou marchait pieds nus ou en chaussures ouvertes.
La leptospirose est une maladie grave. En l’absence de traitement précoce, elle peut conduire à une hospitalisation, voire à un décès. La bactérie pénètre dans l’organisme par la peau en cas de coupures ou de plaies, même petites, ou par les muqueuses (œil, bouche, nez). En cas de symptômes tels qu’une fièvre élevée d’apparition brutale, souvent supérieure à 39 °C, une grande fatigue, des douleurs musculaires, articulaires ou abdominales, des nausées, des vomissements ou de forts maux de tête, il est recommandé de consulter rapidement un médecin et de l’informer des activités à risque pratiquées dans les trois semaines précédant le début des signes. Le médecin peut prescrire une analyse biologique en laboratoire afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.
L’ARS propose aux patients de réaliser à leur domicile une enquête environnementale afin d’identifier les sources potentielles d’exposition et les activités à risque pratiquées. Ces informations visent à envisager des mesures de prévention et d’information pour éviter de futures contaminations dans des conditions similaires.
La vaccination contre la leptospirose est recommandée pour les adultes exposés dans le cadre professionnel ou lors d’activités régulières en milieu humide. Le vaccin permet de prévenir les formes graves de la maladie pouvant conduire à une hospitalisation et cible la principale souche bactérienne responsable des formes sévères recensées à La Réunion. La campagne de vaccination gratuite, proposée par l’ARS et la CGSS depuis le 29 septembre 2025, se poursuit en 2026.
Les salariés agricoles peuvent se faire vacciner auprès des services de santé au travail. Les autres personnes peuvent prendre rendez-vous dans les centres de vaccination, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h, au CHU Sud – Saint-Pierre (CeGIDD) au 0262 35 96 10 et au CHU Nord – Félix Guyon (CeGIDD) au 0262 90 68 70.
Le schéma vaccinal prévoit deux injections à quinze jours d’intervalle, suivies d’un rappel entre quatre et six mois, puis d’un rappel tous les deux ans pour maintenir une protection efficace.
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