
La Conférence territoriale de la vie associative s’est tenue samedi 19 septembre sur le site Payanké à Saint-Paul. Coorganisée par la Direction régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports et le Mouvement associatif de La Réunion, cette édition 2026 avait pour fil conducteur "Les alliances pour mieux coopérer". Après une précédente rencontre organisée à La Plaine-des-Palmistes en 2024, les participants étaient cette fois invités à privilégier le partage d’expériences, la circulation des idées et la recherche de nouvelles coopérations.
Le poids du secteur associatif réunionnais reste considérable. L’île compte "19 000 associations actives", environ "150 000 bénévoles" et enregistre "90 nouvelles associations créées chaque mois". Le secteur représentait également "plus de 22 600 emplois associatifs en 2024". Sport, culture, éducation, jeunesse, solidarité, santé, environnement ou accompagnement des familles font partie des nombreux domaines couverts par ces structures.
Cette vitalité masque cependant plusieurs fragilités. Les associations doivent renouveler leurs bénévoles et leurs gouvernances, professionnaliser leurs équipes, diversifier leurs financements et tenter de pérenniser leurs emplois alors que les besoins sociaux progressent dans un environnement budgétaire contraint. La réflexion proposée durant la conférence était ainsi moins de savoir "qui peut encore financer ?" que de se demander "Que pouvons-nous faire ensemble avec les moyens dont nous disposons ?".
La mutualisation apparaît comme l’une des pistes privilégiées. Elle peut concerner "une compétence", "un équipement ou un local", une expérience ou encore la construction commune d’un projet. La conférence a également cherché à renforcer les relations entre associations et collectivités, services de l’État, entreprises ainsi qu’entre acteurs intervenant sur un même territoire. Le mécénat, les fondations, les fonds de dotation et le partage de compétences figuraient notamment parmi les pistes abordées.
L’État accompagne parallèlement le secteur au moyen du Fonds pour le développement de la vie associative, qui intervient notamment pour "la formation des bénévoles", le fonctionnement des structures et le financement de projets innovants. Le réseau Guid’Asso, déployé à La Réunion depuis 2023, rassemble désormais "plus de 50 acteurs, associations et collectivités" proposant gratuitement information, orientation et accompagnement aux structures réunionnaises.
Cette édition prépare également une autre échéance. La Charte des engagements réciproques de La Réunion, signée en 2017, fêtera ses dix ans en 2027. Un travail associant le CESER, le CCEE, le Mouvement associatif de La Réunion et la DRAJES doit permettre d’identifier "ce qui a avancé", "ce qui fonctionne", mais aussi les pratiques à renforcer ou à modifier. Des préconisations pourraient notamment déboucher sur un guide de bonnes pratiques.
Les échanges du 19 septembre ont enfin accordé une large place aux questions très concrètes rencontrées par les responsables associatifs, depuis l’accès aux financements publics jusqu’à la diversification des ressources, en passant par la valorisation du bénévolat, la transition écologique, le rapport d’activités ou encore l’emploi des personnes en situation de handicap. Une manière de replacer la coopération au niveau des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées les associations réunionnaises.
Mémento


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