"Je sais que le coronavirus peut tuer. Mais si je reste à la maison pendant quinze jours sans travailler, je meurs aussi". Jean Naina Rakotomamonjy l'avoue, il n'a pas hésité très longtemps à braver les ordres de confinement. Il n'avait guère le choix. "Je dois ramener ce que ma famille va manger aujourd'hui", justifie ce vendeur malgache d'Antananarivo, âgé de 53 ans et père de trois enfants, "je n'ai pas les moyens de faire des économies pour acheter des provisions..." A voir les cohortes qui ont envahi dès l'aube les rues de la capitale Antananarivo, il est loin d'être le seul. Le président Andry Rajoelina a pourtant été on ne peut plus clair en décrétant le confinement de la capitale et de la deuxième ville du pays, Toamasina (est), pour tenter d'enrayer la progression du coronavirus...
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