

Près de 109 millions d’euros restent à trouver pour terminer l’année 2026. Le nouveau président du gouvernement alerte également sur le financement des retraites et du régime d’assurance maladie, avant une mission à Paris destinée à négocier un nouveau soutien de l’État. Milakulo Tukumuli a présenté lundi 24 août 2026 sa déclaration de politique générale et une feuille de route centrée sur l’urgence économique et sociale. Le nouveau président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie avait été élu lors des élections provinciales de juin. « Nous vivons encore sous perfusion », a déclaré Milakulo Tukumuli devant le Congrès.
Près de 109 millions d’euros à trouver
D’après des informations recueillies par l’AFP auprès de membres du Congrès, près de 109 millions d’euros manquent pour boucler l’année 2026. Milakulo Tukumuli avait présenté la situation financière du territoire aux élus le 19 août. « La chute est enrayée mais la reprise n’est pas encore engagée », a-t-il estimé. Le président du gouvernement a également promis de présenter pour 2027 un budget « sincère et équilibré ».
Les retraites et l’assurance maladie à réformer avant la fin de l’année
La situation des retraites constitue l’une des principales urgences. Sans nouvelle ressource financière ni réforme, 42 000 Calédoniens pourraient se retrouver sans pension « dans quelques mois », a averti Milakulo Tukumuli. Le gouvernement local souhaite également réformer le régime unifié d’assurance maladie-maternité, le RUAMM, dont le déficit annuel atteint près de 126 millions d’euros. Les deux réformes devront être soumises au vote du Congrès avant le 31 décembre 2026, après une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux.
Une mission à Paris pour négocier le soutien de l’État
« La Nouvelle-Calédonie ne passera pas l’année 2027 (…) sans un nouveau soutien financier de l’État », a prévenu le président du gouvernement. Milakulo Tukumuli souhaite que cette aide prenne d’autres formes que les prêts, qui ont fortement accru l’endettement du territoire. Il se rendra à Paris à la fin de la semaine du 24 août, accompagné de membres du gouvernement et de parlementaires. La délégation tentera d’intervenir avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027 afin de négocier le montant et la nature de l’aide accordée par l’État. « Nous ne demandons pas la charité », a assuré Milakulo Tukumuli. Il propose à Paris un « contrat de responsabilité » reposant sur « des montants connus, des engagements réciproques et un calendrier tenu ».
Les groupes du Congrès réagissent
« On est face à un mur », a réagi Xavier Rossard, membre du groupe Rassemblement-LR, en annonçant que sa formation soutiendrait les réformes. Naïa Wateou, pour les Loyalistes, a salué un discours de « vérité » et de « responsabilité ». Elle estime que les réformes sont désormais incontournables. Omayra Naisseline, du groupe Kanaky NC, a également qualifié le discours de « responsable », tout en indiquant que sa formation resterait « attentive » aux résultats de la mission à Paris. Elle a rappelé que Kanaky NC avait proposé de transformer en subvention l’emprunt accordé par l’État à la Nouvelle-Calédonie.
memento.fr - Source : AFP


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