Le ministère de la Justice a lancé une nouvelle campagne de recrutement de surveillants pénitentiaires pour l’année 2026, avec l’ouverture de plus de 1 000 postes lors de la première session. Les inscriptions aux concours national et spécial Île-de-France sont ouvertes jusqu'au 27 février 2026. Pour la première fois, les surveillants pénitentiaires sont recrutés au niveau du baccalauréat, filières générale et technique, à la suite de leur revalorisation en catégorie B.
Avec plus de 30 000 personnels de surveillance, l’administration pénitentiaire constitue la troisième force de sécurité intérieure en France. Les surveillants pénitentiaires assurent la prise en charge des personnes détenues confiées par l’autorité judiciaire et participent au fonctionnement quotidien des établissements pénitentiaires. Ils sont chargés de la sécurité des sites, du maintien de l’ordre et de la discipline, ainsi que de la sécurisation des déplacements des personnes détenues, à l’intérieur et à l’extérieur des établissements.
Formés à la gestion de situations sensibles, au dialogue et à la prévention des incidents, les surveillants pénitentiaires contribuent à l’anticipation des risques et à la lutte contre la récidive. Par leur présence et leurs observations, ils participent aux décisions concernant les personnes détenues, en lien avec les autres professionnels de l’administration pénitentiaire, notamment les personnels d’insertion et de probation, de commandement et de direction.
Le métier offre des perspectives d’évolution et de spécialisation tout au long de la carrière, après concours internes ou formations spécifiques. Les spécialisations possibles incluent les équipes régionales d’intervention et de sécurité, les équipes locales de sécurité pénitentiaire, les unités cynotechniques, ainsi que d’autres fonctions telles qu’armurier, moniteur de sport, référent du renseignement pénitentiaire, chargé de la surveillance électronique ou formateur.
La formation des surveillants pénitentiaires dure huit mois à l’École nationale d’administration pénitentiaire, à Agen. Elle est rémunérée 1 441 euros nets mensuels, hors primes, et inclut un hébergement gratuit pendant toute la durée de la scolarité. À l’issue de la formation, la rémunération nette mensuelle s’élève à 2 040 euros, hors primes et heures supplémentaires. En fin de carrière, elle peut atteindre 3 100 euros nets, hors primes et heures supplémentaires.
Concernant les modalités des concours, le concours national permet aux lauréats de choisir leur affectation parmi les 186 établissements pénitentiaires du territoire, selon leur rang de classement et les postes disponibles. Le concours spécial Île-de-France prévoit une affectation immédiate dans cette région pour une durée minimale de six ans. Les lauréats bénéficient d’une prime de fidélisation de 8 000 euros, versée en trois fois, dont 4 000 euros dès le premier mois d’affectation. Les établissements concernés incluent notamment les centres pénitentiaires de Bois-d’Arcy, Fleury-Mérogis, Fresnes, Meaux-Chauconin, Nanterre, Osny-Pontoise, Paris-La Santé, Réau, Liancourt, ainsi que les maisons d’arrêt de Versailles, Villepinte et la maison centrale de Poissy. Des concours internes, nationaux et spécifiques à l’Île-de-France, sont également ouverts aux agents publics justifiant de quatre ans d’ancienneté et âgés de 45 ans au plus.
Les épreuves sportives se dérouleront du 27 avril au 22 mai 2026. L’épreuve écrite d’admissibilité est prévue le 4 juin 2026. Les épreuves d’admission pour les candidats admissibles auront lieu du 24 août au 11 septembre 2026, avec des résultats annoncés à partir du 16 octobre 2026.
Pour être candidats, les postulants doivent être de nationalité française, âgés de 17 à 45 ans au 1er janvier 2026, titulaires du baccalauréat, jouir de leurs droits civiques et disposer d’un casier judiciaire vierge. Des informations complémentaires sont disponibles sur le site lajusticerecrute.fr.
memento.fr

0 COMMENTAIRE(S)