
Les élections sénatoriales se dérouleront dimanche dans une partie de la France avec 178 sièges à pourvoir sur les 348 que compte la Haute assemblée. Selon une dépêche de l’AFP du 25 septembre 2026, ce scrutin renouvelle environ la moitié du Sénat, les élus obtenant un mandat de six ans.
L’élection est organisée à l’échelle départementale. Cette année, 58 départements métropolitains sont concernés, de l’Ain à l’Indre ainsi que du Bas-Rhin au Territoire de Belfort. La Corse, la Guyane et quatre collectivités d’outre-mer participent également au renouvellement. Six sièges représentant les Français établis hors de France sont aussi concernés.
L’Île-de-France et Paris devront pour leur part attendre 2029 pour renouveler leurs sénateurs, tout comme notamment le Nord et le Pas-de-Calais.
Plus de 93 000 grands électeurs
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par l’ensemble des citoyens. Le Sénat, souvent présenté comme la "chambre des territoires", est désigné par un collège composé principalement d’élus locaux.
Plus de 93 000 "grands électeurs" doivent voter dimanche. Parmi eux, 95 % sont des conseillers municipaux ou des délégués désignés par les conseils municipaux.
Les communes, particulièrement les petites et moyennes, disposent ainsi d’un poids considérable dans ce scrutin. Les résultats des élections municipales jouent par conséquent un rôle important dans la composition future du Sénat.
Les députés, les sénateurs, les conseillers régionaux et les conseillers départementaux participent également au collège électoral.
Le vote est obligatoire pour les grands électeurs. Une absence non justifiée peut être sanctionnée par une amende de 100 euros.
Au total, 1 685 candidats se présentent. Ils doivent être âgés d’au moins 24 ans. La campagne sénatoriale reste généralement beaucoup plus discrète qu’une élection au suffrage universel direct, avec des rencontres organisées auprès des maires et des élus municipaux.
Deux modes de scrutin selon les territoires
Le fonctionnement des sénatoriales varie selon le nombre de sièges à attribuer dans chaque circonscription.
Lorsque seulement un ou deux sénateurs doivent être élus, le scrutin est majoritaire à deux tours. Le premier tour se déroule le matin et le second dans l’après-midi, avec la possibilité pour certains candidats de se retirer entre les deux votes.
Dans les départements disposant d’un nombre plus important de sièges, le scrutin devient proportionnel de liste à un seul tour. Les sièges sont répartis selon la règle dite de la "plus forte moyenne".
L’AFP cite l’exemple de la Gironde en 2020. Une candidate LR avait obtenu le dernier des six sièges avec 356 voix sur environ 3 400 votants. La liste socialiste, arrivée en tête avec 1 026 suffrages, avait décroché deux sièges, autant qu’une liste centriste ayant recueilli environ 200 voix de moins.
Les bureaux de vote, souvent installés dans les préfectures, doivent fermer à 17 h 30 en métropole.
Un Sénat très différent de l’Assemblée nationale
La composition politique du Sénat diffère sensiblement de celle de l’Assemblée nationale. Selon les chiffres rapportés par l’AFP, Les Républicains disposent actuellement de 131 sénateurs et l’Union centriste de 59 membres.
Les socialistes constituent la deuxième force politique de la Haute assemblée avec 64 élus. La France insoumise ne compte aucun sénateur tandis que le Rassemblement national en compte trois avant ce renouvellement.
Le seuil nécessaire pour constituer un groupe politique au Sénat est fixé à dix sénateurs.
La présidence de la Haute assemblée fera ensuite l’objet d’un nouveau vote le 1er octobre. Gérard Larcher, membre des Républicains, occupe cette fonction depuis quinze ans au total.
Mémento


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