

L’Université de Mayotte monte au créneau après la publication, le 26 août, d’un article du Canard enchaîné intitulé « La fac de Mayotte a la mémoire qui rame ». Dans un communiqué diffusé le 27 août, l’établissement affirme que cet article « met gravement en cause l’Université de Mayotte et ses dirigeants » et conteste l’idée selon laquelle la cyberattaque de 2023 aurait servi à justifier l’absence de documents réclamés par la chambre régionale des comptes.
L’Université assure n’avoir « jamais utilisé la cyberattaque de décembre 2023 comme prétexte » pour échapper au contrôle des magistrats. Elle indique avoir transmis plusieurs centaines de documents et précise que l’incident informatique n’est évoqué que pour certaines pièces liées au marché de renouvellement des imprimantes. Ce marché avait par ailleurs été conclu en octobre 2022, sous la précédente direction de l’établissement.
Autre point contesté, l’interprétation d’une expertise réalisée par Lexfo après la cyberattaque. L’article évoque 111 fichiers chiffrés sur 19 515 examinés. L’Université répond que ces données ne concernaient que « 2 serveurs de stockage seulement », alors que son système d’information comptait à l’époque près de 500 000 fichiers répartis sur environ 70 serveurs. Elle juge donc « erroné d’extrapoler les résultats constatés sur ces deux serveurs à l’ensemble de l’établissement ».
L’établissement distingue également ce dossier d’un contentieux concernant des documents relatifs à un jury de 2022. Il annonce son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif et de solliciter « une expertise indépendante » sur les conditions de conservation et de disponibilité des données concernées.
Dans son communiqué, l’Université insiste sur le fait qu’elle « ne conteste ni le droit de la presse à enquêter, ni la légitimité des contrôles auxquels elle est soumise ». Elle demande toutefois que les différents dossiers ne soient pas confondus et estime que leur rapprochement ne permet pas « de mettre en cause l’intégrité de l’Université ou de ses dirigeants ».
L’établissement dit enfin vouloir poursuivre sa coopération avec les autorités de contrôle et les juridictions. Il s’interroge néanmoins sur la réapparition médiatique, en 2026, de faits remontant à 2023, estimant que les amalgames évoqués portent atteinte à « l’intégrité de notre institution et de tous ceux qui y travaillent au quotidien ».
Mémento


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