

La Ville de Saint-Denis engage la réhabilitation de l’ancienne décharge littorale de la Jamaïque, exploitée jusqu’au début des années 1990. Situé entre la Rivière des Pluies et la Ravine du Chaudron, le site s’étend sur environ huit hectares et renfermerait près de « 920 000 m³ de déchets ».
Avec l’évolution du trait de côte, cette ancienne zone de stockage s’est progressivement rapprochée de la mer. Le dossier de presse évoque une « exposition accrue de la décharge aux phénomènes d’érosion » ainsi que des interactions avec les sols, les eaux et le milieu littoral.
La réhabilitation prévoit plusieurs étapes. Le chantier commencera par la préparation et la sécurisation du site, avant des opérations de remodelage et de stabilisation, la mise en place de dispositifs d’étanchéité, la gestion des eaux pluviales, la protection contre l’érosion et la maîtrise des émissions de biogaz. Une phase de restauration paysagère doit ensuite permettre la stabilisation durable de l’ensemble.
L’opération représente un investissement de « 9,4 millions d’euros », financé à 100 % par l’ADEME. La Ville de Saint-Denis assure la maîtrise d’ouvrage, avec l’appui de l’État, du Cerema et des différents partenaires techniques. La remise en état du site est annoncée pour la mi-2028.
Éricka Bareigts rappelle que « la décharge de la Jamaïque appartient à une époque où Saint-Denis grandissait rapidement » et estime que la responsabilité actuelle consiste à « prendre en charge ce dont nous avons hérité ». Pour la maire, l’enjeu est désormais « d’agir aujourd’hui pour protéger notre littoral et préparer le territoire que nous laisserons aux générations futures ».
Le préfet Patrice Latron souligne de son côté que l’État accompagne cette opération sur les volets réglementaire, environnemental et financier. Le projet relève du Plan national de résorption des décharges littorales historiques, prévu sur la période 2022-2032.
Mémento


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