
L’Union européenne, la Commission de l’océan Indien, l’Agence européenne de contrôle des pêches et Expertise France renforcent leur coopération contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans l’océan Indien occidental.
Le programme SWIOP concerne les Comores, Djibouti, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, les Seychelles, la Somalie et la Tanzanie. Prévu sur cinq ans, il dispose d’un budget total de 60,5 millions d’euros. L’Union européenne apporte 58 millions d’euros et le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement 2,5 millions.
Ses trois piliers portent sur la gouvernance des océans, les investissements durables dans l’économie bleue et la résilience des écosystèmes marins. Le volet consacré à la pêche bénéficie d’un soutien européen de 11 millions d’euros.
L’action de l’Agence européenne de contrôle des pêches doit porter sur les formations, l’amélioration des systèmes de surveillance et l’appui aux opérations conjointes. Expertise France accompagnera la collecte de données scientifiques et la gestion des stocks partagés, notamment avec la Commission des thons de l’océan Indien et l’Accord sur les pêches dans le sud de l’océan Indien.
La Commission de l’océan Indien coordonne depuis 2007 le Plan régional de surveillance des pêches. Celui-ci couvre plus de 6,5 millions de kilomètres carrés de zones économiques exclusives. Il permet de mutualiser les patrouilles maritimes, les missions aériennes, les informations et les moyens d’observation.
La directrice exécutive de l’agence européenne, Susan Steele, rappelle que "la pêche illégale détruit les écosystèmes et ne s’arrête pas aux frontières nationales". Le secrétaire général de la COI, Ibrahim Norbert Richard, défend pour sa part "le partage d’informations, la coordination des opérations, le renforcement des capacités et la mise en commun des compétences".
Pour les États côtiers et insulaires, l’enjeu dépasse la protection de l’environnement. La pêche conditionne une partie de l’alimentation, de l’emploi, des revenus et de la sécurité maritime de la région.
Mémento


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