
Le chantier devait initialement durer dix-huit mois. La coordination des entreprises a permis de diviser ce délai par deux. L’investissement atteint 5,6 millions d’euros, avec une participation de l’Union européenne et un financement de l’État pouvant atteindre 1 928 343 euros.
La surface du bassin passe de 3 500 à 6 400 m². Un nouvel enrochement doit mieux protéger la zone des fortes houles, tandis qu’un poste de surveillance accompagne la reprise des activités. Des espaces sont désormais réservés à la baignade, à la nage et à l’apprentissage. Les élèves des écoles de Petite-Île pourront notamment y suivre des séances de natation.
Le site devient également accessible aux personnes à mobilité réduite grâce au dispositif Handiplage. Les aménagements prennent en considération les contraintes naturelles de Grande Anse, particulièrement la puissance des vagues et le risque requin.
La protection du milieu marin représente un autre volet majeur de l’opération. Des coraux ont été transplantés et les surfaces favorables à leur développement sont passées de 451 à 2 204 m², soit 1 753 m² supplémentaires. Les premières observations font apparaître un taux de reprise pouvant atteindre 70 %. Des bouées signaleront le jardin de corail, visible à marée haute.
Un suivi environnemental sera réalisé une à deux fois par an pendant dix ans. Selon Serge Hoareau, maire de Petite-Île, "Grande Anse fait partie du patrimoine vivant de Petite-Île et occupe une place chère aux Réunionnais". L’élu souligne que la réouverture résulte d’une "mobilisation collective" destinée à rendre le lieu aux habitants tout en protégeant ses richesses naturelles.
Inauguré une première fois en 1986, le bassin avait été fragilisé par les cyclones et les houles successives. La baignade y était interdite depuis 2014. Sa transformation permet aujourd’hui à Grande Anse de retrouver sa fonction de lieu de loisirs, d’apprentissage et de rencontre.
Mémento


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