

Six ans après les faits, l’affaire Claude Jean-Pierre connaît une nouvelle évolution judiciaire. Selon une dépêche de l’AFP reçue par Le Mémento, deux gendarmes ont été mis en examen pour « homicide involontaire » dans le cadre de l’enquête sur le décès de ce Guadeloupéen de 67 ans après un contrôle routier à Deshaies en 2020.
« Les deux gendarmes ont été mis en examen dans ce dossier sous qualification d’homicide involontaire », a confirmé à l’AFP la procureure de Basse-Terre, Stéphanie Bazart. Les deux militaires, désormais affectés hors de Guadeloupe, étaient jusqu’à présent placés sous le statut de témoins assistés. Ils se sont rendus dans l’archipel afin d’être entendus.
Fin 2020, Claude Jean-Pierre avait perdu connaissance après avoir été extrait de son véhicule lors d’un contrôle routier. Transporté au CHU de Pointe-à-Pitre, il était décédé quelques jours plus tard. Le parquet avait alors indiqué que le conducteur avait été contrôlé en raison d’une « conduite hésitante » et qu’il avait résisté lors de son extraction du véhicule.
L’affaire avait provoqué une vive émotion en Guadeloupe, particulièrement après la diffusion partielle, en 2021, d’images de vidéosurveillance couvertes par le secret de l’instruction. Ces images avaient relancé les interrogations sur les conditions de l’interpellation.
À l’époque, le procureur Xavier Sicot avait expliqué à l’AFP que « l’objet du dossier est de vérifier que ce mode d’interpellation était le bon ». Il avait également précisé qu’« aucun coup volontaire des gendarmes » n’était visible sur les images examinées.
En février 2023, le parquet avait requis un non-lieu. L’enquête s’est néanmoins poursuivie avec de nouveaux actes judiciaires. La mise en examen des deux gendarmes marque désormais une nouvelle étape dans ce dossier suivi de près en Guadeloupe.
Mémento


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