L’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été co-saisie dans l’affaire de Wendy Olibrice, 23 ans, grièvement blessé par un véhicule de gendarmerie à Basse-Terre dans la nuit du 20 au 21 octobre 2026. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’a annoncé le 28 octobre, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Répondant au député de Guadeloupe Olivier Serva (LIOT), le ministre a confirmé la gravité de l’état du jeune homme, transféré dans l’Hexagone. Selon le député, Wendy Olibrice a été opéré et se trouve dans le coma. Laurent Nuñez a assuré que « toute la lumière sera faite sur ces faits ».
Une enquête pénale pour blessures involontaires par conducteur de véhicule avait été ouverte par la procureure de Basse-Terre, Stéphanie Bazart, et initialement confiée à la section de recherches de Pointe-à-Pitre.
Dans son communiqué du 24 octobre, la magistrate indique que les forces de l’ordre étaient mobilisées pour prévenir l’installation de barrages sur la voie publique. Selon ce récit, un homme aurait pris la fuite à l’arrivée d’un véhicule de gendarmerie, avant d’être suivi à pied par des gendarmes. Il aurait chuté pendant cette course et aurait alors été percuté par un autre véhicule de gendarmerie.
Les faits se sont produits dans un contexte de mobilisation sociale, marqué par des barricades nocturnes dans l’archipel, en marge d’un mouvement porté par des associations et des syndicats.
Le 21 octobre, le communiqué préfectoral dressant le bilan de la nuit avait fait état d’« aucun incident majeur sur le département ».
Auprès de l’AFP, Me Maritza Bernier, avocate de la famille, a confirmé que l’état de santé du jeune homme demeurait préoccupant. Le 27 octobre, elle avait appelé au calme face à des rumeurs de décès. Selon elle, les investigations doivent notamment permettre d’établir d’éventuels manquements déontologiques.
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