Les entreprises réunionnaises obtiennent une première garantie avant les discussions budgétaires de la rentrée. Dans un communiqué publié le 30 juillet, le MEDEF Réunion rapporte que "la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a confirmé le maintien des exonérations de charges sociales de la LODEOM et du régime d’aide fiscale à l’investissement productif dans le projet de loi de finances pour 2027". Une décision qui aurait été "portée avec le Premier ministre Sébastien Lecornu".
L’organisation patronale accueille favorablement une annonce qu’elle présente comme "un choix de stabilité et de visibilité en faveur de l’emploi, de l’investissement et du développement économique des Outre-mer".
La présidente du MEDEF Réunion, Katy Hoarau, résume la réaction du mouvement en quelques mots, "Enfin de la visibilité pour 2027". Elle estime que "les entreprises ultramarines avaient besoin de stabilité pour investir, recruter et se projeter".
Le maintien de ces mécanismes ne clôt toutefois pas le dossier. Le communiqué demande que "les travaux prévus à la rentrée permettent d’améliorer les dispositifs sans les remettre en cause". Le patronat souhaite également que "les acteurs économiques du territoire participent durablement à la définition d’un cap de long terme pour les Outre-mer".
Le MEDEF Réunion refuse par ailleurs que la LODEOM et le RAFIP soient assimilés à de simples aides. Il les décrit comme "des compensations au déficit structurel de compétitivité subi par les entreprises ultramarines". Parmi les handicaps avancés figurent "l’éloignement géographique, l’étroitesse du marché intérieur et une situation socio-économique fragile".
Ces contraintes pèseraient sur "les capacités d’investissement, de recrutement et de développement des entreprises réunionnaises par rapport à celles de l’Hexagone". L’organisation considère ainsi le soutien à la compétitivité comme "un investissement dans la création d’emplois et de richesses pour le territoire".
Le mouvement patronal salue également "le travail commun mené par la plateforme SOCLE et la FEDOM" ainsi que "la convergence des organisations patronales réunionnaises face à l’État".
Katy Hoarau annonce enfin que "le MEDEF Réunion participera pleinement aux prochains travaux avec des propositions consacrées à l’emploi, à la compétitivité et au développement des entreprises". Pour l’organisation, "la préservation des deux dispositifs en 2027 constitue une étape indispensable" qui doit désormais déboucher sur une méthode de dialogue durable avec l’État.
Mémento

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