Un ancien professeur de soutien scolaire ayant exercé à Maurice comparaîtra devant la cour criminelle départementale de Paris à la fin du mois d’octobre. Selon l’AFP, "l’homme sera jugé pour des violences sexuelles commises sur plusieurs mineures, dont des viols présumés sur des fillettes".
L’affaire a débuté après les révélations d’une collégienne. Selon l’AFP, "l’adolescente avait confié à sa mère en 2021 avoir été violée lorsqu’elle avait entre huit et dix ans". Elle avait ensuite déposé plainte, suivie par deux autres mineures.
D’après "l’ordonnance de mise en accusation consultée par l’AFP", la jeune fille aurait déclaré aux enquêteurs que le professeur lui avait montré des contenus pornographiques avant de lui imposer des actes sexuels. Elle aurait également décrit "un homme doux et patient" qui la félicitait et qui était devenu le compagnon de sa mère.
Selon l’AFP, "la mère avait quitté cet homme après les accusations formulées par sa fille". Devant les policiers, elle avait présenté son ancien compagnon comme une personne "très spirituelle" qui parlait fréquemment "d’amour et de bonheur". Elle comparerait désormais son comportement à "celui d’un gourou".
Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2022 et le professeur a été mis en examen. Selon l’AFP, "les investigations ont permis d’identifier d’autres victimes présumées". Le père de deux parties civiles aurait expliqué que l’homme était parvenu à "s’immiscer dans le quotidien de sa famille".
L’accusé est renvoyé devant la justice pour "des viols présumés sur trois fillettes entre 2012 et 2017". Il sera également jugé pour "corruption de mineurs" concernant ces trois enfants et deux autres jeunes âgés de moins de quinze ans. Il est soupçonné de leur avoir présenté des vidéos pornographiques en prétendant les initier à la sexualité.
Selon l’AFP, "l’homme devra aussi répondre de soupçons d’agression sexuelle sur une mineure et du viol présumé de sa nièce en janvier 2017".
Devant la juge d’instruction, l’accusé a contesté l’ensemble des infractions. Il a affirmé que la première plaignante aurait été "manipulée par son père", qu’il disait jaloux de sa relation avec la mère de l’adolescente. La juge a toutefois estimé que "l’hypothèse d’une vengeance n’avait jamais été établie par la procédure".
Sollicité par l’AFP, l’avocat de l’accusé, Ouadie Elhamamouchi, n’a pas souhaité s’exprimer. Les avocats des parties civiles, Sébastien Schapira et Rachid Madid, n’ont pas davantage commenté l’affaire.
L’accusé reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.
Mémento

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