L’Arche d’Alliance est le symbole de l’invincibilité. Il se dit que si elle précède une armée, celle-ci est certaine de remporter la guerre. Cette Arche d’Alliance, abritant les fragments des tables des Dix Commandements, fait loi. Tout le monde la cherche, mais personne ne l’a trouvée.
Ce mythe, érigé en atout suprême, est dans l’esprit des croyants le symbole d’un pouvoir presque mystique : celui de canaliser les énergies pour servir une cause, souvent portée par d’autres. Une cause noble de préférence, capable de rassembler les foules, de créer de la fidélité, de la cohésion, de l’obéissance. Un symbole au service des objectifs des chefs, pour moderniser un pays, pour soumettre un peuple à l’effort commun, dans le but de bâtir une société organisée. De nos jours, si l’Arche continue de fasciner par son histoire mystérieuse, les chefs politiques cherchent désespérément leur propre Arche : celle qui permettrait de faire accepter leurs dérives économiques au nom d’un prétendu « mieux vivre ensemble ». Mais leur Arche ne rassemble plus. Bien au contraire, elle ne cesse de provoquer des fractures, des tensions et une consternation permanente. La guerre, c’est comme les impôts : aucun électeur n’en veut, mais les responsables politiques ne cessent d’en créer. Pourquoi de telles folies ? À force de considérer que le peuple ne peut pas comprendre, qu’il est hors jeu, ou pas suffisamment informé des enjeux réels, on en arrive à ce paradoxe. Le peuple ne sait rien, parce que ceux qui gouvernent ne veulent pas qu’il sache...
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