La Ville de Saint-Denis a déposé, le lundi 2 février, sa candidature afin d’intégrer l’expérimentation de l’encadrement des loyers dans les outre-mer. Ce dispositif est prévu par la loi du 13 juin 2025, dite « loi Bélim », dans un contexte de hausse continue des loyers sur le territoire, alors que les revenus des habitants restent inférieurs à la moyenne nationale.
Portée au Sénat par la sénatrice Audrey Bélim, cette loi permet à l’État de mettre en œuvre, à titre expérimental et dans des territoires volontaires, un mécanisme de limitation des loyers dans le parc locatif privé. La candidature de Saint-Denis s’inscrit dans ce cadre légal et a été transmise à l’État.
La situation du logement est marquée par une forte pression dans le chef-lieu. Le territoire recense près de 10 000 demandes de logements en attente sur le parc locatif social, traduisant les difficultés rencontrées par de nombreux ménages pour accéder à un logement adapté à leurs besoins et à leurs capacités financières.
Selon la Ville, cette démarche constitue une étape supplémentaire dans sa volonté d’agir en faveur d’un accès plus équilibré au logement. L’objectif est de se doter d’un outil de régulation adapté aux réalités locales afin de mieux répondre aux déséquilibres du marché locatif. Un travail doit se poursuivre dans les prochains mois avec les partenaires institutionnels et l’État en vue d’une mise en œuvre opérationnelle.
Le dispositif envisagé viendrait compléter les actions déjà engagées sur le territoire, notamment en matière de développement du logement social et intermédiaire, de lutte contre l’habitat indigne, de mobilisation du parc privé et d’accompagnement des publics les plus fragiles.
À travers cette candidature, la Ville de Saint-Denis vise à agir sur l’accès à un logement à un coût soutenable, présenté comme un enjeu majeur du quotidien pour les habitants.
memento.fr

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