La Commission de l’océan Indien a réuni, du 22 au 25 juin 2026 à Maurice, les représentants des Comores, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de La Réunion pour un atelier régional consacré au renforcement des capacités aux Points d’entrée. Objectif : améliorer la surveillance sanitaire dans les ports et les aéroports, considérés comme des zones stratégiques face aux risques sanitaires.
Organisée par la COI à travers le réseau SEGA – One Health, cette rencontre a rassemblé les responsables de la surveillance aux frontières, les points focaux du Règlement sanitaire international, ainsi que des experts régionaux. Les échanges ont porté sur les expériences, les bonnes pratiques et les défis liés à la mise en œuvre des dispositifs de contrôle sanitaire dans les ports et aéroports de la région.
Une coopération régionale renforcée face aux risques sanitaires
Dans un contexte marqué par une « urgence de santé publique de portée internationale » liée à l’épidémie Ebola dans le bassin du Congo, les participants ont réaffirmé l’importance d’une coopération régionale renforcée pour prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires.
"Pour nos îles, les ports et les aéroports sont nos seules portes d’entrée et de sortie. C’est là que se joue une partie essentielle de notre capacité collective à prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires. […] L’un des principaux acquis de cette rencontre réside dans la volonté partagée de renforcer davantage la coordination régionale et de poursuivre les efforts engagés pour harmoniser les approches de surveillance aux Points d’entrée", a indiqué Dr Ibrahim Norbert Richard, secrétaire général de la COI.
Laëtitia Habchi, directrice de l’agence de l’Agence française de développement pour Maurice et les Seychelles, a rappelé le rôle stratégique de ces infrastructures.
"Les points d’entrée occupent une place stratégique. Qu’il s’agisse des ports, des aéroports ou des autres points de passage internationaux, ils représentent une première ligne de défense essentielle. Leur capacité à détecter précocement les risques sanitaires, à déclencher l’alerte et à mettre en œuvre les mesures appropriées contribue directement à la protection des populations et à la limitation de la propagation des maladies. C’est dans cette perspective que l’AFD soutient la Commission de l’océan Indien à travers le projet Sécurité Sanitaire en Indopacifique (SSIP), doté d’un financement de 6,5 millions d’euros", a souligné Laëtitia Habchi.
Des priorités communes identifiées
Au cours de l’atelier, les délégations ont présenté les dispositifs mis en place dans leurs pays respectifs, ainsi que les enseignements tirés des évaluations réalisées aux Points d’entrée. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs priorités communes en matière de surveillance, de préparation et de riposte.
Parmi les pistes pouvant être déployées dans le cadre du réseau SEGA – One Health figurent notamment :
Les participants ont également effectué une visite technique de l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, du port de Port-Louis et du Communicable Disease Control Unit de Beau-Bassin. Ces visites ont permis d’observer les mécanismes opérationnels de surveillance sanitaire mis en œuvre à Maurice.
Un atelier inscrit dans le projet SSIP
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Sécurité Sanitaire en Indopacifique, mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien avec le soutien de l’Agence française de développement. Le projet vise à renforcer les capacités régionales de surveillance, de préparation et de riposte face aux menaces sanitaires émergentes.
"L’une des forces du projet SSIP réside dans son approche intégrée et régionale, fondée sur la mise en réseau des expertises et des institutions. Cette dynamique favorise le partage d’expertise, le renforcement des compétences et la mise en œuvre de réponses coordonnées face aux menaces sanitaires émergentes", a indiqué Laëtitia Habchi.
Porté par la Commission de l’océan Indien, le réseau SEGA – One Health rassemble les acteurs de la santé humaine, animale et environnementale des États membres afin de renforcer la surveillance, la prévention et la réponse aux risques sanitaires.
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