
Le gouvernement prévoit d’augmenter de 10 % le budget du ministère des Outre-mer en 2027, soit environ 320 millions d’euros supplémentaires, selon une dépêche de l’AFP du 1er octobre. Les territoires ultramarins bénéficieraient au total de "3,68 milliards d’euros de crédits budgétaires" l’année prochaine.
Cette progression intervient dans une période marquée par de fortes contraintes sur les finances publiques. Interrogée par l’AFP, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou reconnaît qu’"il y avait un risque ou un enjeu particulier y compris sur le budget des outre-mer, puisque tout le monde doit faire des efforts".
La ministre défend néanmoins les arbitrages retenus. "Nous faisons un choix politique fort qui est de préserver (...) l’attractivité économique des territoires", affirme-t-elle auprès de l’AFP.
Une part importante de l’enveloppe sera consacrée au soutien aux entreprises. La moitié du budget dédié aux Outre-mer concerne les exonérations de cotisations sociales spécifiques. Selon Bercy, cité par l’AFP, ces dispositifs permettent "d’alléger le coût du travail pour compenser les surcoûts structurels et les écarts de productivité dans les économies ultramarines".
La Nouvelle-Calédonie doit également bénéficier de crédits spécifiques pour soutenir son gouvernement et accompagner la relance de son économie. Une enveloppe de "284 millions d’euros d’autorisations d’engagement" est prévue.
Mayotte figure également parmi les territoires bénéficiant d’un soutien particulier. Confronté aux conséquences du cyclone Chido survenu à la fin de l’année 2024, le département verra reconduit le "soutien spécifique" de 100 millions d’euros destiné au conseil départemental.
À cette somme s’ajouteront "307 millions d’euros d’autorisations d’engagement", annoncés comme intégralement consacrés au territoire mahorais par l’intermédiaire du programme des interventions territoriales de l’État, désormais rattaché à la mission Outre-mer.
Plus largement, "730 millions d’euros de crédits de paiement" seront consacrés au soutien à l’amélioration des conditions de vie dans les territoires ultramarins.
À l’approche de l’examen du projet de loi de finances au Parlement, Naïma Moutchou met également en garde contre les conséquences d’un rejet du budget.
"Moi je ne veux pas que les outre-mer payent la facture de posture politique. (...) La Nouvelle-Calédonie a besoin des fonds de reconstruction. Mayotte a besoin des fonds de reconstruction", déclare-t-elle à l’AFP.
La ministre estime ainsi qu’"il y a un enjeu majeur à faire voter ce budget pour les outre-mer pour ne pas les fragiliser davantage".
Mémento


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