
Le tourisme calédonien va bénéficier d’un nouveau soutien financier destiné à accompagner la reconstruction de la filière et à renforcer l’attractivité de l’archipel. Une convention de partenariat a été signée entre la direction générale des Outre-mer et Atout France, avec une enveloppe de "3,5 millions d’euros sur trois ans" issue du plan de relance pour la Nouvelle-Calédonie.
Présenté à l’occasion de Choose Outre-mer, le dispositif entend intervenir simultanément sur plusieurs maillons du secteur touristique. Les événements qui ont frappé la Nouvelle-Calédonie ont fortement affecté son économie et renforcé la nécessité de diversifier les activités du territoire. Le tourisme est désormais présenté comme l’un des secteurs susceptibles de contribuer à cette relance, notamment par ses retombées sur l’emploi et sur les nombreuses activités qui lui sont liées.
La convention prévoit tout d’abord de mieux structurer la filière. Atout France devra notamment réaliser un diagnostic partagé, déterminer les priorités de développement et participer à l’élaboration d’un contrat de filière tourisme avec les élus, les collectivités et les professionnels.
Le financement doit également favoriser l’émergence ou le renforcement de projets touristiques. Des appels à manifestation d’intérêt pourront concerner "l’hébergement, l’écotourisme, la restauration, les loisirs, le tourisme d’affaires ou encore la croisière". Les secteurs les plus touchés par les événements de 2024 devraient être prioritairement concernés par les crédits mobilisés.
Autre volet important, la reconquête de l’attractivité de la destination. Le programme prévoit de travailler sur le positionnement de la Nouvelle-Calédonie, de conduire des campagnes de communication, de développer des actions de promotion et de commercialisation et de rechercher de nouveaux partenariats publics et privés.
Le marché régional constitue également une cible privilégiée. Des opérations de communication pourront notamment viser les clientèles d’Australie et de Nouvelle-Zélande, avec l’ambition de renforcer les flux touristiques de proximité. Des formations destinées aux professionnels doivent compléter ce dispositif.
La démarche doit être menée en concertation avec les collectivités calédoniennes, les trois provinces, les établissements publics et les professionnels du secteur. L’enjeu est de construire une stratégie commune et d’éviter la juxtaposition de dispositifs sans coordination.
Pour Adam Oubuih, directeur général d’Atout France, "l’originalité de ce dispositif tient à son approche globale" associant structuration de la filière, accompagnement des projets et renforcement de l’attractivité. Il affirme vouloir agir "rapidement, au plus près des acteurs du territoire" afin de faire du tourisme un outil durable de diversification économique.
Amaury Decludt, directeur de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, estime pour sa part que ce partenariat doit permettre de "diversifier l’économie calédonienne sur son potentiel touristique".
Mémento


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