
Madagascar pourrait organiser un référendum constitutionnel avant sa prochaine élection présidentielle. Selon une dépêche AFP, la Haute Cour constitutionnelle a jugé cette démarche compatible avec les règles actuellement en vigueur.
Le colonel Michaël Randrianirina, investi président de la Refondation après le renversement d’Andry Rajoelina en octobre 2025, avait saisi la juridiction sur cette possibilité. Il avait promis l’organisation d’élections dans un délai de vingt-quatre mois, sans annoncer jusqu’à présent de date précise.
"La tenue d’un référendum portant sur un changement de Constitution avant l’élection présidentielle n’est pas contraire aux dispositions constitutionnelles", estime la Haute Cour. Elle considère aussi que plusieurs solutions peuvent être soumises aux électeurs lors d’un même scrutin.
Parmi les scénarios étudiés figure le passage à un État fédéral. Cette proposition aurait rencontré un accueil favorable pendant une consultation menée auprès des jeunes qui avaient participé au mouvement de la Gen Z. Une autre option porterait sur le maintien d’un État unitaire doté d’une décentralisation renforcée.
Le choix institutionnel peut modifier la répartition des compétences, des ressources fiscales et du pouvoir politique entre Antananarivo et les différentes régions. Il aura donc des conséquences sur l’administration du territoire, les services publics et la représentation locale.
L’actuelle Constitution date de 2010. Elle avait été adoptée après la crise de 2009, marquée par le renversement du président Marc Ravalomanana et l’arrivée d’Andry Rajoelina au pouvoir.
Michaël Randrianirina doit présenter les conclusions des consultations conduites avec les partis politiques. Le calendrier du référendum, le contenu exact des différentes options et la date de la présidentielle restent encore à définir.
Mémento

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