L’Institut d’émission des départements d’outre-mer et l’Institut d’émission d’outre-mer ont publié leurs rapports d’activité 2025. Ces documents dressent le bilan d’économies ultramarines en amélioration progressive après une année 2024 marquée par de multiples chocs, mais encore fragiles. Dans les territoires où intervient l’IEDOM, l’économie retrouve une trajectoire de croissance. Le climat des affaires s’améliore et une majorité d’entreprises constate une hausse globale de leur activité. Cette reprise demeure toutefois modeste, avec une consommation des ménages peu rigoureuse et un emploi atone.
Des situations contrastées dans le Pacifique
Dans la zone franc Pacifique, les évolutions restent contrastées. En Nouvelle-Calédonie, les conséquences des émeutes de 2024 continuent de peser sur l’économie, dans un contexte encore suspendu à la clarification de l’horizon institutionnel. La Polynésie française bénéficie, à l’inverse, d’un climat des affaires favorable, porté par une dynamique touristique soutenue et un marché du travail solide. À Wallis-et-Futuna, l’inflation progresse sensiblement, notamment sur les prix alimentaires.
La transition énergétique présentée comme un impératif
L’IEDOM et l’IEOM soulignent également l’impact des tensions internationales et de la hausse des prix des hydrocarbures sur les perspectives économiques des Outre-mer. Ces facteurs dégradent les perspectives de croissance à court terme et augmentent les risques pesant sur la stabilité des prix. Dans ce contexte, les deux instituts rappellent l’urgence de la transition énergétique dans les territoires ultramarins. Les résultats déjà obtenus dans plusieurs d’entre eux montrent, selon le communiqué, leur capacité à relever ce défi.
Des missions au service des économies ultramarines
Face aux incertitudes, l’IEDOM et l’IEOM poursuivent leurs missions au service du développement des économies ultramarines. Leur action porte notamment sur la production d’analyses pour contribuer au débat économique et à l’action des décideurs, ainsi que sur la disponibilité et la sécurité des moyens de paiement.
L’IEOM intervient également sur le bon financement de l’économie à travers des mesures de politique monétaire. Les deux instituts accompagnent aussi les agents économiques dans leur accès au financement, notamment par la cotation des entreprises, la médiation du crédit, le traitement du surendettement des particuliers et l’éducation financière des publics.
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