Le 5e plan régional de santé au travail pour la période 2026-2030 a été présenté aux instances régionales de concertation le mardi 30 juin 2026. La réunion du comité régional d’orientation des conditions de travail était présidée par Richard SMITH, secrétaire général de la préfecture de La Réunion.
Ce plan constitue la feuille de route des acteurs de la prévention pour les cinq prochaines années. Il s’inscrit dans les orientations nationales 2026-2030, autour de deux axes : développer une culture de prévention au plus près des entreprises et renforcer le dialogue social et professionnel comme levier d’amélioration durable des conditions de travail.
Un diagnostic territorial porté par la DEETS
À La Réunion, sous l’impulsion de la direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, les partenaires de la prévention ont travaillé depuis plusieurs mois à l’élaboration du PRST à partir d’un diagnostic du territoire.
En 2024, 6 650 accidents du travail et 958 accidents de trajet ont été recensés à La Réunion. L’indice de fréquence atteint 29,9 accidents du travail pour 1 000 salariés, un niveau légèrement supérieur à la moyenne nationale, établie à 27,9.
Ces données confirment la nécessité de poursuivre et d’amplifier les efforts de prévention, notamment dans les secteurs professionnels les plus exposés. La prévention est présentée comme un investissement indispensable pour préserver la santé des travailleurs et soutenir la performance durable des entreprises réunionnaises.
Trois niveaux d’action pour les cinq prochaines années
Validé à l’unanimité des membres du comité régional, le 5e PRST s’articule autour de trois niveaux d’action complémentaires.
Le premier pilier vise à renforcer la prévention en s’appuyant sur un réseau d’acteurs de terrain : préventeurs, représentants du personnel, coordonnateurs du BTP, notamment. Il prévoit de leur fournir des outils et des messages concrets sur des sujets clés, comme les risques psychosociaux, les enquêtes après accident du travail ou les risques machines, afin de diffuser les bonnes pratiques auprès des entreprises et des salariés.
Le deuxième pilier cible les principaux risques professionnels. Il comprend des actions de sensibilisation et des outils dédiés pour prévenir les risques psychosociaux, le risque routier, les maladies chroniques et les addictions. Il intègre également des risques émergents, comme les fortes chaleurs, les UV ou certaines expositions chimiques.
Le troisième pilier concentre les actions sur les secteurs les plus exposés, afin de proposer des solutions adaptées aux réalités de chaque métier. Les secteurs ciblés sont le BTP, le médico-social, les particuliers employeurs et le travail temporaire.
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