
La campagne de prévention contre les infections à Virus Respiratoire Syncytial (VRS), principal virus responsable de la bronchiolite, a débuté le 28 septembre 2026 à La Réunion. Portée par l’ARS La Réunion, elle vise à protéger les nourrissons contre les formes graves de la maladie grâce à deux solutions d’immunisation, dès la naissance ou pendant la grossesse.
Chaque année, la bronchiolite constitue l’une des principales causes de consultation médicale et d’hospitalisation des nourrissons sur l’île. Une recrudescence des cas est habituellement observée pendant l’été austral, période chaude et humide. L’ARS invite les jeunes et futurs parents à se rapprocher de leur médecin, sage-femme ou pharmacien afin de bénéficier des dispositifs de prévention disponibles.
La bronchiolite est une infection respiratoire virale très contagieuse qui touche principalement les enfants de moins de deux ans. Elle entraîne chaque année de nombreuses consultations médicales, des passages aux urgences et des hospitalisations pédiatriques. Les nourrissons âgés de moins de six mois sont particulièrement exposés aux formes les plus sévères.
Le virus se transmet par la salive, la toux et les éternuements, mais également par les mains et les objets tels que les jouets, tétines ou doudous. La maladie débute généralement par un rhume et une toux, qui peuvent évoluer vers une gêne respiratoire et des difficultés à s’alimenter. Une fièvre peut également apparaître.
L’intensification de la circulation du virus pendant l’été austral pourrait entraîner une hausse des passages aux urgences et des hospitalisations pour bronchiolite chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Deux stratégies sont proposées pour protéger les nourrissons. Le traitement préventif Beyfortus® permet d’immuniser les nouveau-nés contre la maladie. Selon les données présentées par l’ARS, son utilisation est associée chez les nourrissons immunisés à une diminution de près de 75 % du risque d’hospitalisation et de 80 % du risque de développer une forme grave de bronchiolite nécessitant une admission en réanimation.
La seconde possibilité repose sur la vaccination de la femme enceinte. Administré durant le huitième mois de grossesse, le vaccin Abrysvo® permet à la mère de produire des anticorps transmis au bébé à travers le placenta. Le nourrisson bénéficie ainsi d’une protection contre le virus dès sa naissance et jusqu’à l’âge de six mois.
L’Assurance Maladie prend en charge à 100 % ces deux traitements préventifs pendant toute la durée de la campagne. Les parents et futurs parents sont invités à échanger avec leur médecin, leur sage-femme, leur pédiatre ou leur pharmacien afin de choisir la solution correspondant le mieux à leur situation.
L’ARS La Réunion travaille avec l’Assurance Maladie, les maternités, les établissements de santé, les professionnels libéraux, les pharmacies et les services de Protection maternelle et infantile (PMI) afin de faciliter l’accès à ces dispositifs sur l’ensemble du territoire.
L’immunisation et la vaccination viennent compléter les mesures destinées à limiter la circulation du virus. Au quotidien, l’ARS recommande notamment :
de se laver les mains avant de s’occuper d’un bébé ;
d’éviter d’emmener le nourrisson dans des lieux publics confinés, notamment les supermarchés, restaurants et transports en commun... ;
de porter un masque en cas de symptômes respiratoires et d’éviter d’embrasser les bébés ;
d’éviter les contacts avec des personnes enrhumées ;
de nettoyer régulièrement les objets utilisés par le bébé, notamment les biberons, tétines, jeux et doudous ;
d’aérer quotidiennement sa chambre et les autres pièces du logement pendant au moins dix minutes.
Lorsque l’enfant est malade, il est recommandé de désencombrer régulièrement son nez avec du sérum physiologique, d’aérer sa chambre, de ne pas trop le couvrir, de ne pas l’exposer à la fumée du tabac, de lui donner régulièrement à boire et de continuer à le coucher à plat sur le dos.
En cas de gêne respiratoire ou de difficulté à s’alimenter, l’enfant doit être emmené rapidement chez le médecin. En cas de doute ou de signes de détresse respiratoire, l’ARS recommande d’appeler le 15.
Dans la majorité des cas, la bronchiolite ne nécessite pas d’hospitalisation et peut être prise en charge par le médecin. Celui-ci rappelle notamment les mesures d’hygiène, comme le lavage de nez et le fractionnement des repas, et donne aux parents les consignes permettant de surveiller l’évolution de l’état de l’enfant et de repérer une éventuelle aggravation nécessitant une nouvelle consultation ou une hospitalisation.
L’ARS renvoie également au guide « Votre enfant et la bronchiolite » ainsi qu’aux informations de la Haute Autorité de Santé consacrées à la protection du futur bébé contre les formes graves de la maladie.
memento.re


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