Les femmes ont moins d’enfants à 30 ans qu’auparavant, selon une analyse publiée par l’Insee. L’institut a comparé le nombre moyen d’enfants à 30 ans selon les générations et constate une baisse progressive, de génération en génération. Les femmes nées en 1965 avaient en moyenne 1,3 enfant à 30 ans. Celles nées en 1985 en avaient 1,1. Pour les générations plus récentes, le recul est plus marqué : les femmes nées en 1990 avaient en moyenne un enfant à 30 ans, contre 0,85 pour celles nées en 1995.
Les générations nées en 1965 et 1985 sont entrées tardivement dans la maternité, mais ont souvent eu des enfants après 30 ans. Leur descendance finale atteint, voire dépasse, deux enfants. Pour les générations nées en 1990 et 1995, l’Insee estime que la tendance pourrait être différente. Les femmes nées en 1990 devraient avoir entre 1,89 et 1,98 enfant en moyenne, tandis que celles nées en 1995 devraient en avoir entre 1,63 et 1,87.
Une natalité en recul depuis 2010
La natalité poursuit son recul en France. En 2025, 643 905 bébés sont nés, soit près d’un quart de moins qu’en 2010, année du dernier pic des naissances. Le nombre de naissances a même été inférieur à celui des décès, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 2025, les naissances ont continué de diminuer chez les mères de moins de 35 ans :
Cette évolution "s’inscrit dans une tendance de long terme, en lien avec le recul de l’âge au premier enfant", selon l’Insee. Les naissances se sont en revanche stabilisées chez les mères de 35 ans ou plus, après avoir reculé.
Des évolutions contrastées selon les territoires
Les naissances reculent presque partout en France. Elles sont toutefois stables dans les Pays de la Loire et à La Réunion. Elles progressent légèrement en Martinique, avec +1 %, et à Mayotte, avec +2 %. La tendance est également observée à l’échelle européenne. En 2024, 3,6 millions de bébés sont nés dans l’Union européenne, soit 3,2 % de moins que l’année précédente. Les naissances reculent dans la plupart des pays, sous l’effet de la diminution du nombre de femmes en âge de procréer et de la baisse de la fécondité.
Entre 2014 et 2024, l’indicateur conjoncturel de fécondité de l’Union européenne est passé de 1,54 à 1,34 enfant par femme. En France, il a reculé de 2 à 1,61 enfant par femme. La France reste le deuxième pays le plus fécond de l’Union européenne, derrière la Bulgarie, qui affiche 1,72 enfant par femme. Elle avait occupé la première place entre 2012 et 2022.
memento.fr

0 COMMENTAIRE(S)