La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a signé le 8 juin à Paris un protocole d’accord avec la Fondation Aga Khan afin de financer plusieurs actions de préservation du lagon de Mayotte. Cet engagement s’inscrit dans la continuité de la déclaration d’intention conclue en juillet 2025 pour accompagner la reconstruction de l’archipel après le passage du cyclone Chido.
Doté de 8,5 millions d’euros, le programme prévoit le financement de plusieurs opérations destinées à restaurer et préserver les écosystèmes marins mahorais. Les actions envisagées concernent notamment la restauration des mangroves, l’amélioration de la qualité des eaux et le développement d’une pêche durable.
Le protocole a été signé au ministère des Outre-mer par Naïma Moutchou, le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Christophe Lecourtier, ainsi que des représentants de la Fondation Aga Khan. La cérémonie s’est déroulée en présence du prince Aly Muhammad Aga Khan, frère de l’Aga Khan. La mise en œuvre opérationnelle du programme sera assurée par l’AFD.
« C'est une action commune, c'est un travail d'équipe », a déclaré Naïma Moutchou. La ministre a salué un « partenariat très précieux qui permet d'agir concrètement pour les Mahorais ».
La Fondation Aga Khan a annoncé un premier engagement financier global de 25 millions d’euros en faveur de Mayotte, dont 8,5 millions d’euros consacrés à la protection du lagon. Selon la ministre, un comité stratégique sera prochainement mis en place afin d’orienter les financements complémentaires vers d’autres priorités du territoire, notamment la gestion des déchets, l’eau et l’assainissement.
Ce programme intervient dans un contexte de reconstruction après le cyclone Chido, qui avait frappé Mayotte en décembre 2024. Considéré comme le plus dévastateur depuis plusieurs décennies dans l’archipel, il avait causé au moins 40 décès et entraîné des dommages estimés à 3,5 milliards d’euros.
La Fondation Aga Khan s’appuie sur le Réseau Aga Khan de développement (AKDN), créé par l’Aga Khan IV. Présente dans de nombreux pays, cette organisation affirme employer 96 000 personnes dans le monde et finance des programmes de développement dans plusieurs régions, notamment en Afrique et en Asie.
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