L’État a annoncé, à l’occasion de la Journée mondiale des océans, la reconnaissance de nouvelles zones de protection forte (ZPF) au sein de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises. Cette décision porte sur près de 900.000 km² d’espaces maritimes supplémentaires et porte à plus de 1,36 million de km² la superficie totale désormais reconnue en protection forte dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale pour les aires protégées. Celle-ci vise à identifier et à reconnaître les espaces naturels bénéficiant déjà d’un niveau élevé de protection et répondant aux critères définis à l’échelle nationale. Les nouvelles zones reconnues en 2026 concernent principalement des espaces maritimes profonds situés à plus de 2.500 mètres sous la surface.
L’extension de ces zones reconnues en protection forte n’entraîne toutefois aucune modification des règles actuellement applicables aux activités autorisées au sein de la réserve naturelle nationale. Elle permet avant tout de labelliser au niveau national des espaces répondant aux critères de la protection forte et de renforcer leur reconnaissance dans les politiques de préservation de l’environnement.
Cette décision traduit également la volonté de l’État et des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) de poursuivre leurs efforts en faveur de la préservation des écosystèmes marins austraux. Elle repose notamment sur les connaissances acquises grâce aux programmes de recherche scientifique conduits dans ces territoires.
Les travaux menés sur les milieux marins profonds permettent d’améliorer la compréhension du fonctionnement des écosystèmes et d’adapter les mesures de gestion et de conservation aux enjeux environnementaux identifiés. Cette approche fondée sur la connaissance scientifique constitue l’un des piliers de la politique de protection menée dans les Terres australes françaises.
Les autorités soulignent que cette nouvelle reconnaissance s’inscrit dans une démarche de long terme. La poursuite des programmes de recherche et d’acquisition de connaissances devra permettre d’évaluer les conditions d’une éventuelle extension de la protection forte à d’autres espaces maritimes.
Cette réflexion pourrait notamment concerner de nouveaux secteurs situés dans la zone économique exclusive de Crozet. Toute évolution future devra être menée en concertation avec les acteurs concernés.
Les Terres australes et antarctiques françaises indiquent poursuivre ainsi une politique de gestion visant à concilier préservation de la biodiversité, développement des connaissances scientifiques et maintien d’activités économiques durables. Parmi celles-ci figure la pêche professionnelle, activité historique des Terres australes françaises, qui continue d’être exercée dans le respect des objectifs de gestion de la réserve naturelle nationale.
memento.fr

0 COMMENTAIRE(S)