Le Conseil d’administration du Parc national de la Guadeloupe se réunira le jeudi 21 mai 2026 au siège de Montéran, à Saint-Claude, afin d’élire la nouvelle présidente ou le nouveau président de l’établissement public. Instance de gouvernance stratégique du Parc national, le Conseil d’administration rassemble des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des communes, du monde associatif, des acteurs socio-économiques, des usagers ainsi que des personnalités qualifiées engagées sur les enjeux environnementaux et territoriaux de la Guadeloupe.
Cette élection intervient dans un contexte marqué par la montée des enjeux liés à la biodiversité, au changement climatique et à la préservation des patrimoines naturels. Elle ouvre une nouvelle étape pour le premier territoire protégé des Petites Antilles françaises. Créé en 1989, le Parc national de la Guadeloupe mène des actions de préservation des patrimoines naturels, culturels et paysagers de l’archipel, depuis les massifs forestiers de Basse-Terre jusqu’aux écosystèmes du Grand Cul-de-sac marin. L’établissement intervient en lien avec les collectivités, les acteurs locaux et les habitants du territoire.
La future présidence accompagnera les orientations du Conseil d’administration aux côtés de Harry Ozier-Lafontaine et des équipes de l’établissement. Plusieurs dossiers structurants sont actuellement engagés, parmi lesquels le renouvellement de la Charte de territoire du Parc national, la mise en œuvre du Contrat d’objectifs et de performance 2025-2028 conclu avec l’État, la mise en place du projet d’établissement, le développement des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement ainsi que les enjeux d’adaptation des territoires insulaires au changement climatique.
Cette élection marquera également la fin de près de vingt-et-un ans de présidence assurés par Ferdy Louisy. Élu à cette fonction en 2005 puis réélu notamment en 2021, il aura accompagné plusieurs évolutions majeures de l’établissement, dont la réforme du Parc national en 2009 et l’évolution de sa gouvernance, l’adoption de la Charte de territoire en 2014 ainsi que l’adhésion progressive des communes au dispositif. Le Parc national de la Guadeloupe figure aujourd’hui parmi les établissements les plus engagés en matière d’adhésion communale. Son mandat aura également coïncidé avec la montée en puissance des enjeux liés à la biodiversité, au tourisme durable et à la préservation des espaces terrestres et marins de l’archipel.
Dans un territoire particulièrement exposé aux effets du changement climatique et à l’érosion de la biodiversité, cette nouvelle présidence devra accompagner les orientations futures de l’établissement en matière de protection et de transmission des patrimoines naturels guadeloupéens.
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