L’association de consommateurs CLCV a annoncé le lancement de deux actions de groupe contre les constructeurs BMW et Volkswagen. Ces procédures visent les propriétaires de voitures équipées d’airbags Takata défectueux, après une première action déjà engagée contre Stellantis en décembre. Avec cette démarche, la CLCV, pour Consommation, logement et cadre de vie, entend "faire reconnaître et indemniser l’ensemble des éventuels préjudices subis par les détenteurs des véhicules concernés", indique l’association. Elle invite les propriétaires concernés à "transmettre leur témoignage".
Un scandale mondial depuis plus de dix ans
L’entreprise japonaise Takata, aujourd’hui en faillite, est au cœur d’un scandale mondial depuis plus de dix ans. Ses airbags présentent un risque d’explosion, parfois mortelle ou pouvant provoquer de graves blessures, en raison d’un propulseur, le nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps, en particulier dans les climats chauds et humides. À ce jour, 46 accidents sont attribués à des éclatements d’airbags Takata défectueux sur le territoire français. Parmi eux, 42 ont eu lieu dans les collectivités et départements d’outre-mer. Ces accidents ont causé 20 morts, dont 18 en outre-mer, ainsi que 25 blessés, dont 24 en outre-mer.
Une première action engagée contre Stellantis
En décembre, la CLCV avait déjà saisi le tribunal judiciaire de Paris pour lancer une action de groupe contre Stellantis, au nom de 150 propriétaires de voitures équipées d’airbags Takata défectueux. L’association indiquait alors vouloir "faire valoir le préjudice" des propriétaires de véhicules concernés par une campagne de rappel jugée "tardive, partielle et désorganisée".
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