Ouvert depuis avril 2019 dans l'artère commerçante principale du Tampon, Diables Ô thym s'est imposé comme une table à part. Ici, rien n'est laissé au hasard: ni lechoix de produits d'exception venus des quatre coins du monde, ni la technicité d'une cuisine portée par un chef passionné autant que stratège.
"Faire différent de ce qu'on peut se faire à la maison, et travailler des produits qu'on ne trouve pas en supermarché".
Dans ce petit restaurant familial, la différenciation est une stratégie revendiquée. Après une première vanille au guide Kaspro, Diables O thym a décroché en 2026 une deuxième distinction, confirmant la cohérence du projet. Ouvert sur huit services hebdomadaires, du mardi au samedi midi, ainsi que les mardis, vendredis et samedis soirs, l'établissement fonctionne à flux maîtrisé. Une contrainte assumée, indispensable pour garantir une cuisine 100% maison, condition du titre de maître restaurateur.
Le parcours d'un chef stratège
Aux commandes: Anthony Claudin, chef et gérant. Formé en métropole (BEP et bac pro cuisine), il adopte très tôt une stratégie de carrière précise : "Dès que je suis sorti de l'école, je faisais un an à chaque fois et uniquement au sein d'établissement étoilés, avant de descendre un tout petit peu de gamme pour monter de poste plus rapidement.
Trois étoiles Michelin, deux, une, puis l'hôtellerie haut de gamme : le chef affine son savoir-faire dans de grandes maisons, notamment chez Marc Veyrat, à Annecy et Megève, puis
auprès des frères Pourcel à Montpellier. Originaire du sud de la France, il puise dans la cuisine méditerranéenne une inspiration que l'on retrouve jusque dans le nom de son établissement.
Une cuisine métissée et généreuse
Installé à La Réunion depuis une quinzaine d'années, le chefrevendique une cuisine métissée: "J'aime mélanger le produit du pays avec les épices provençales, ou les produits de chez moi". Sa signature: une bistronomie gourmande, généreuse, où les assiettes sont aussi techniques qu'abondantes. "Rares sont ceux qui parviennent à terminer un entrée-plat-dessert". Les tarifs, légèrement supérieurs à ceux d'un restaurant traditionnel, s'expliquent par un parti pris clair: travailler le meilleur des produits du monde entier.
Une ardoise vivante, tirée par des produits d'exception
A la carte: Wagyu frais en provenance du Japon, bœuf d'Ecosse, foie gras du Sud-Ouest, loups de Méditerranée, crevettes du canal du Mozambique, thon pays ou encore cochon de Galice, nourri aux noisettes et châtaignes. Une sélection exigeante, pensée comme un marqueur fort de l'identité de la maison.
La carte, présentée à l'ardoise, évolue au fil des arrivages: quatre entrées, quatre à cinq poissons, autant de viandes et quatre desserts. Tout ne change jamais en même temps, mais chaque jour, un ou deux plats se renouvellent.
Certains incontournables demeurent, dans des versions régulièrement renouvelées en termes d'accompagnement, d'assaisonnement.
C'est le cas des foie gras, tartare de poisson, risotto "merveilleux", Wagyu et côte de bœuf à partager. Les desserts du jour se déclinent eux, en trois propositions et un café gourmand.
Une équipe dynamique, une maison animée
Diables O thym, c'est aussi une équipe réduite et soudée: Anthony Claudin travaille avec sa compagne, Maeva Boyer, pâtissière de formation, aujourd'hui en salle. Deux personnes en cuisine, deux en salle, deux apprentis. Privatisations, ouvertures les jours de fête, menus événementiels comme ce menu pascal autour de l'agneau de lait IGP des Pyrénées, rythment la vie de l'établissement. Soirées musicales, vernissages et cocktails dinatoires participent à une volonté claire: "Ne pas faire tout le temps la même chose" et contribuer à dynamiser les soirées du Tampon.

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