
Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane, est décédé mercredi 30 septembre à l’âge de 67 ans. La CTG a officiellement annoncé sa disparition dans la matinée. Selon l’AFP, l’élu était pris en charge au CHU de Cayenne après plusieurs années de soins.
Avant d’entrer en politique, Gabriel Serville avait exercé comme professeur de mathématiques puis comme chef d’établissement scolaire. Son parcours l’avait ensuite conduit à devenir conseiller régional, député de la première circonscription de Guyane en 2012 puis maire de Matoury en 2014. Après sa réélection comme député en 2017, il avait quitté la mairie en application des règles sur le non-cumul des mandats.
Il avait quitté le Parti socialiste guyanais en 2017 avant de créer l’année suivante Péyi Guyane. En 2021, sa liste avait remporté l’élection territoriale avec 54,83 % des voix, lui permettant de prendre la tête de la CTG. Il avait alors abandonné son mandat de député.
Au cours de son mandat territorial, Gabriel Serville avait notamment porté le projet d’une plus grande autonomie de la Guyane dans la République. La Collectivité souligne qu’il avait défendu les questions liées au développement du territoire, à son identité et à l’évolution de ses responsabilités institutionnelles.
Sa disparition a suscité de nombreuses réactions politiques. Selon l’AFP, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a indiqué avoir encore échangé avec lui quelques jours auparavant sur "l’avenir de la Guyane". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part rappelé son implication dans "son aménagement, la protection de son environnement et la lutte contre l’orpaillage illégal".
Plusieurs responsables politiques ont également réagi, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Le député guyanais Jean-Victor Castor a salué auprès de l’AFP son "parcours politique" et son "expérience", tandis que Serge Smock, qui lui avait succédé à la mairie de Matoury, a rappelé qu’il avait "marqué l’histoire municipale" de la commune.
Gabriel Serville dirigeait la Collectivité territoriale de Guyane depuis un peu plus de cinq ans. Sa disparition ouvre désormais une nouvelle période institutionnelle pour l’exécutif territorial guyanais.
Mémento


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