La Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam) a plaidé, lundi 1er juin, pour que le tarif réduit de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), dite « taxe Chirac », soit également appliqué aux liaisons entre la métropole et les territoires d’Outre-mer. Depuis le lundi 1er juin, le montant de cette taxe a été ramené à 2,63 euros sur 26 lignes aériennes françaises, retrouvant ainsi son niveau antérieur à l’augmentation entrée en vigueur le 1er mars 2025, qui l’avait portée à 7,40 euros.
Les lignes concernées par cette réduction comprennent douze liaisons entre la Corse et le continent, dix dessertes jugées insuffisamment couvertes par le réseau ferroviaire, comme Paris-Brive ou Limoges-Lyon, ainsi que les liaisons entre Strasbourg et trois grandes plateformes aéroportuaires européennes — Copenhague, Madrid et Munich — ainsi que la liaison Brest-Ouessant.
La Fnam a salué l’application de cette mesure adoptée dans le cadre de la loi de finances 2026. L’organisation professionnelle estime toutefois que le dispositif reste incomplet tant que les territoires ultramarins ne bénéficient pas du même traitement fiscal.
La fédération « regrette toutefois que la Commission européenne n'ait pas validé à ce stade l'extension de ce tarif réduit aux liaisons de continuité territoriale entre la métropole et les territoires d'Outre-mer ». Le sujet reste actuellement en discussion avec les autorités européennes. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a indiqué dimanche poursuivre les échanges avec Bruxelles afin d’obtenir une évolution du dispositif.
« Nous restons pleinement mobilisés pour que les territoires d'Outre-mer puissent eux aussi bénéficier d'un taux réduit de TSBA, compte tenu du caractère indispensable du transport aérien pour ces territoires (...) Nous poursuivons donc activement le travail engagé afin de trouver une solution juridique solide et adaptée », a déclaré le ministre.
memento.fr

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